La secrétaire d’État chargée de la réforme de l’État et de la simplification a présenté une communication relative à l’État numérique.
 
Des efforts considérables ont d'ores et déjà été accomplis. Grâce au numérique et à l’implication des agents de la fonction publique, le service public est aujourd’hui plus efficace et plus accessible (24h/24, pour tous et partout). Cette évolution va s’amplifier au cours des prochains mois, ouvrir la voie à de nouveaux services et permettre de réinventer la relation entre l’État et les citoyens.
 
L’année 2016 est celle du déploiement des services publics numériques pour les démarches courantes des Français : saisine de l’administration de l’État par voie électronique (SVE) qui couvre près de neuf démarches administratives sur dix ; numérisation du Journal Officiel ; déploiement en cours de France Connect qui permettra à terme de n’utiliser qu’un seul identifiant pour tous les services publics en ligne ; renouvellement en profondeur du site service-public.fr.
 
Le numérique permettra des services nouveaux dans le domaine de l’emploi, de la sécurité ou encore de la compétitivité des entreprises. Des concours d’idées ont déjà permis de faire émerger une nouvelle offre de services grâce à la contribution des "Startup d’État", au sein du SGMAP, petites équipes associant des développeurs et des référents métiers. C’est par exemple :
 
  • l’application "la bonne boîte" qui oriente des demandeurs d’emploi vers des entreprises susceptibles de recruter ;
  • le dispositif  "le.taxi" progressivement mis en place dans plusieurs métropoles françaises ;
  • le travail conduit avec les services de police et de gendarmerie pour fonder une nouvelle approche de la prévention. 
La "révolution de la donnée" apporte chaque jour de nouveaux outils et de nouveaux usages. Dans ce contexte, il est indispensable que l’État s’approprie la culture "big data". Un administrateur général des données a été institué en septembre 2014 pour animer, impulser et garantir l’effectivité de cette politique au sein des administrations de l’État. Il vient de remettre son rapport annuel au Premier ministre.
 
Ces nouveaux outils offrent un potentiel considérable pour améliorer l’efficacité des politiques publiques mais aussi optimiser l'action de l'État dans les territoires : décision en temps réel, allocation de ressources, recherche d’économies. Ainsi, par exemple, dès 2015, le service des achats de l’État, a pu, avec l’administrateur général des données, analyser la consommation d’électricité et fonder une stratégie d’achat optimisée permettant la réalisation de 60 M€ d’économies
 
Le numérique va permettre à l'administration territoriale de l'État de relever les défis auxquels elle est confrontée. Un projet de modernisation a été engagé pour permettre aux services de l’État dans les territoires de bénéficier des outils les plus modernes, gage d’efficacité et de proximité. Cette démarche s’inscrit dans le programme d’investissement d’avenir au titre du fonds « transition numérique de l’État » porté par le Commissariat général à l’investissement.
 
Enfin, la France porte un message ambitieux sur ces enjeux à l’international. Au sein du Partenariat pour un gouvernement ouvert (PGO) qui rassemble les gouvernements et des organisations de la société civile de près de 70 pays, la France propose des initiatives concrètes afin de promouvoir des politiques publiques plus transparentes et plus collaboratives.
 
Après celle portée avec le Mexique autour de la COP 21, la France propose en 2016 de nouvelles collaborations internationales. Le 19 février prochain, à Paris, les équipes gouvernementales et des associations de dix pays de la Francophonie participeront au #HackFrancophonie afin de mettre au service du développement des pays francophones, leurs techniques de traitement mais aussi de production collaborative de données.