Le ministre des affaires étrangères et du développement international, la ministre de l’écologie, du développement durable et de l’énergie et le ministre des finances et des comptes publics ont présenté l’état d’avancement de la préparation de la 21ème conférence des Parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui se tiendra au Bourget du 30 novembre au 11 décembre 2015.
 

1/ Négociation

 
Près de 150 pays représentant environ 90 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre ont déposé leur objectif de lutte contre le dérèglement climatique. Un nouveau projet d’accord, plus concis, a été publié le 5 octobre et sera discuté du 19 au 23 octobre à Bonn, dans le cadre de la dernière session de négociation formelle avant la conférence de Paris. Le ministre des affaires étrangères et du développement international organisera, du 8 au 10 novembre, la troisième réunion ministérielle de préparation de la conférence de Paris dans un format élargi à 80 à 100 pays ("pré-COP"), afin de préparer des compromis sur les ultimes points de blocage.
 
Lors du Conseil environnement de l’Union européenne à Bruxelles, le 18 septembre, les ministres ont adopté à l’unanimité un mandat de négociation pour la conférence de Paris sur le climat. L’Union Européenne propose un objectif de long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre de 50 % en 2050 par rapport à 1990 et de zéro émission nette d’ici 2100.
 
S’agissant des financements internationaux pour le climat, une réunion des ministres des finances et des dirigeants des banques multilatérales de développement s’est tenue le 9 octobre à Lima. Selon un rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques, préparé à la demande de la France et du Pérou, 62 milliards de dollars ont été mobilisés en 2014 des pays développés vers les pays en développement pour le climat. Les banques multilatérales de développement et plusieurs pays se sont engagés à apporter des financements supplémentaires afin d’atteindre la cible de 100 milliards de dollars en 2020.
 
La France, par la voix du président de la République, a annoncé que les financements français pour le climat passeraient de 3 milliards d’euros par an aujourd’hui à 5 milliards en 2020. Pour atteindre cet objectif, la capacité annuelle d’octroi de prêts de l’Agence française de développement augmentera de 4 milliards d’ici 2020. L’augmentation de l’aide ne se fera pas simplement sous forme de prêts, mais aussi par l’augmentation des dons, dont le niveau progressera dans les années à venir afin d’être en 2020 supérieur de 370 millions d’euros à ce qu’il est aujourd’hui. Un bonne partie du chemin sera effectuée dès cette année puisque le Gouvernement a décidé de présenter deux amendements au projet de loi de finances pour 2016 afin d’abonder de 150 millions d’euros les ressources budgétaires prévues pour le développement, dont 100 millions en faveur du climat, principalement pour l'adaptation des pays pauvres aux impacts du réchauffement climatique.
 

2/ Engagements du secteur privé et des collectivités locales

 
Plus de 1100 entreprises, 340 investisseurs et près de 700 collectivités ont également publié leurs engagements sur la plateforme des Nations unies mise en place à cet effet, NAZCA, dans le cadre du plan d’action Lima-Paris, initiative conjointe des présidents péruvien et français des 20ème et 21ème conférences des Parties et des Nations unies visant à conforter les engagements individuels des acteurs non étatiques et les initiatives coopératives. Cette mobilisation sera mise en valeur lors d’une douzaine d’évènements thématiques de haut niveau organisés pendant la conférence de Paris du 1er au 8 décembre, avec en particulier une journée de haut niveau dédiée à l'action le 5 décembre.
 

3/ Mobilisation de la société civile

 
La société civile nationale et internationale est mobilisée. Les "espaces Générations climat" (22 000 m2, à proximité immédiate du site de la conférence) accueilleront, du 1er au 11 décembre, un large public, y compris plus de 3 000 élèves, autour de 350 conférences, 107 stands, 19 expositions, ainsi que des projections de films. Les représentants de la société civile accrédités auprès des Nations unies seront par ailleurs présents au sein de la zone abritant les négociations et organiseront également sur ce site des événements. 400 projets de la société civile ont reçu le label "COP21".
 

4/ Organisation

 
Le chantier d’aménagement du site de la COP21 au Bourget a démarré le 5 octobre et durera 40 jours. 80 000 m2 de hall déjà construits vont être aménagés et 80 000 m2 supplémentaires de structures temporaires et réutilisables vont être construits, soit un total de 16 hectares de surfaces aménagées, dans un souci de responsabilité environnementale. Le site accueillera plus de 40 000 participants : 20 000 personnes accréditées, 20 000 visiteurs dans les espaces dédiés à la société civile et plus de 3 000 journalistes. Il s’agit de la plus grande conférence diplomatique jamais organisée en France depuis la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme à Paris en 1948.
 
Afin de ne pas perturber les trajets des habitants de Paris et d’Ile-de-France et d’assurer aux délégations un accès rapide sur le site du Bourget, les mesures nécessaires pour renforcer les réseaux de transports en communs existants durant la Conférence ont été prises, en lien avec les opérateurs de transports concernés.

 

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