Manuel Valls au micro du Grand Rendez-vous Europe 1, iTélé, Le Monde le 28 juin
28 juin 2015 - Actualité

"Ce sont les valeurs universelles que nous défendons"

Manuel Valls était l’invité du Grand Rendez-Vous Europe 1, iTélé, Le Monde le 28 juin. Il est revenu sur l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), rappelant que le combat contre le terrorisme sera long mais que les moyens mis en œuvre par le Gouvernement sont "à la hauteur de cette menace".
 

"L'ennemi, c'est le terrorisme, la barbarie"

 

Invité du Grand Rendez-Vous Europe 1, iTélé, Le Monde, Manuel Valls a d’abord tenu à "rendre hommage à la victime" de l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), Hervé Cornara,  ainsi qu’à "toutes les victimes du terrorisme". Face à "une menace terroriste majeure", le Premier ministre a rappelé qu’il y a toujours eu "une constance et une cohérence depuis 2012" dans la position du Gouvernement.

La France est "en guerre contre le terrorisme et contre le jihadisme"."Ce n'est pas une guerre entre l'Occident et l'Islam, c'est une guerre au nom même des valeurs qui sont les nôtres et que nous partageons au-delà même de l'Europe", a déclaré Manuel Valls, rappelant que le Gouvernement mettait "en place des moyens humains, techniques et de renseignement" pour faire face à cet ennemi. D’ailleurs, six attentats ont été déjoués depuis 2013 et plusieurs filières ont été démantelées. Les moyens mis en œuvre pour assurer la protection des Français sont à la hauteur de la menace. La loi relative au renseignement, adoptée le 24 juin 2015, permet de tenir compte de la réalité de la menace et des méthodes employées par les réseaux terroristes.

L'ennemi "c'est le terrorisme, c'est la barbarie qui aujourd'hui se dissimule" et qui s’attaque "à nos valeurs, qui sont des valeurs universelles". "Ce combat sera long et difficile", a prévenu le Premier ministre, mais "la réaction des Français est toujours à la hauteur". Il a également rappelé qu’il y avait une bataille à mener au sein de l’Islam, "entre d'un côté un Islam aux valeurs humanistes, universelles, et de l'autre un islamisme obscurantiste et totalitaire qui veut imposer sa vision à la société". "Et je rappelle et je rappellerai toujours en effet que les premières victimes de ce terrorisme sont les musulmans".
 

"Nous devons aider la Tunisie"


Concernant l’attentat perpétré à Sousse, en Tunisie, le Premier ministre a annoncé qu’à ce stade, aucune victime française n’était à déclarer, mais que la prudence s’imposait. De plus, il a rappelé que la Tunisie pourra toujours compter sur la France : "Les liens entre nos deux pays sont des liens fraternels". "Nous sommes prêts à accentuer notre coopération de sécurité, notamment pour que la frontière avec la Libye puisse être mieux protégée". 3 500 soldats sont déjà en mission sur l'ensemble de la bande sahélienne. La France est également prête à aider la Tunisie sur le plan économique. Le président de la République a annoncé en 2013 un plan d’aide de 500 millions à ce pays "qui a réussi sa révolution démocratique". "Il faut aider la Tunisie. C’est vital pour la Tunisie et pour nous aussi".
 

"Tout faire pour que la Grèce reste dans la zone euro"


A propos de la Grèce, Manuel Valls a déclaré que la France a tout fait "pour trouver un accord" et qu’elle a "pleinement joué son rôle". Malheureusement, il y a aujourd’hui "un risque réel" de voir la Grèce sortir de la zone Euro. Ce sera au peuple grec de choisir son destin au travers d’un référendum. "Quand on convoque le peuple, quand on lui demande d’exercer son choix souverain, ça ne se critique pas. Mais les Grecs doivent pouvoir choisir lucidement, là aussi, les yeux ouverts". "Ce sont les Grecs qui souffriraient le plus de cette sortie de la zone Euro", a expliqué le Premier ministre, rappelant que l’on peut encore "trouver des solutions intelligentes""Nous n’étions pas si loin d’un accord", a-t-il souligné. 
 

"Ce sont les valeurs universelles que nous défendons"