Une enfant part à l'école
1 décembre 2015 - Actualité

Ce qu'il faut savoir sur le #décrochage scolaire

Le décrochage scolaire est une réalité en France : nombreux sont ceux qui abandonnent prématurément les bancs de l'école, sans qualification, ni diplôme. Le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage", présenté il y a un an, produit ses premiers effets. Le point sur la situation.
 

1. Le décrochage c’est…

picto décrocheurs110 000 jeunes qui sortent du système éducatif sans diplôme. Parmi eux, 2/3 des jeunes n’ont même pas atteint une classe terminale "diplômante" de CAP ou de baccalauréat. Et les conséquences du décrochage sont rudes : 3 ans après leur sortie du système de formation, on évalue à 50% le taux de chômage d'un jeune contre 11% pour celui qui est diplômé de l'Enseignement supérieur.

2. Le décrochage, ça coûte cher

picto budget Les coûts associés au décrochage d’un jeune, cumulés tout au long de sa vie, sont évalués à 230 000 euros. Pour l’État, c’est près de 30 milliards d’euros de dette contractée chaque année. Pour les jeunes concernés, cette situation est source de difficultés sociales et économiques majeures.

3. Des résultats encourageants

picto élèveSi aujourd’hui 110 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, ils étaient 136 000  en 2010 (*). De même, si 494 000 jeunes de 18 à 24 ans sont actuellement sans diplôme et sans formation, ils étaient 620 000 il y a 5 ans (*). Le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage", lancé par le Premier ministre le 21 novembre 2014, montre que le décrochage n'est pas une fatalité. Ambitieux en termes  d’objectifs, de démarches partenariales, de mesures et de moyens, le plan produit des résultats encourageants. 

4. Des objectifs ambitieux

picto objectifDiviser par 2 le nombre de décrocheurs d’ici à 2017, c’est l’engagement pris par le président de la République. Il s’agit d’offrir à tout jeune déscolarisé une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique.
Priorité nationale, la lutte contre le décrochage scolaire est aussi un enjeu de la "Stratégie Europe 2020". L’objectif de la France de passer au-dessous de la barre des 10% de décrocheurs chez les 18-24 ans est atteint puisque la proportion est aujourd’hui de 9%. Il s'agit de réduire le taux d'abandon scolaire, d'améliorer les niveaux d'éducation et de favoriser l'inclusion sociale.

5. Deux nouveaux leviers mobilisés

Les chiffres que révèle l'enquête réalisée par la Deep sont encourageants. L'intention du Gouvernement est d'intensifier la baisse du nombre de décrocheurs en renforçant la prévention. Deux leviers sont mobilisés : former les équipes pédagogiques aux signes avant-coureurs et associer les parents à la scolarité et à l’orientation de leurs enfants (École ouverte, mallette des parents en CP…)

6. Une réponse sur mesure pour chaque décrocheur

picto service civique La souplesse des parcours proposés permet de faire du sur mesure pour répondre au mieux aux besoins des décrocheurs. Le service national volontaire, qui s’adresse aux jeunes de 17-25 ans, permet ainsi d’alterner, depuis la rentrée, formations militaire, scolaire et professionnelle. Une montée en puissance du dispositif est prévue en 2016 avec l’accueil des jeunes dans les centres de Montigny-lès-Metz, Brétigny-sur-Orge et La Rochelle.

7. Reviens te former !

Le droit au retour en formation initiale concerne les jeunes de 16 à 25 ans sortis sans diplôme ou qualification professionnelle, ou ceux qui possèdent le baccalauréat général mais pas de qualification professionnelle reconnue. Le numéro unique 0 800 12 25 00  ou le site reviensteformer.gouv.fr permettent aux jeunes et à leurs parents de trouver des solutions alternatives de formation et d’accompagnement. Le jeune bénéficiera d’un référent avant, pendant et après son retour en formation. 400 plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs sont déployées. En 2015, 26 000 jeunes sont d’ores et déjà retournés en formation initiale.