Une enfant part à l'école
14 novembre 2016 - Actualité

Ce qu'il faut savoir sur le #décrochage scolaire

Contenu publié sous le Gouvernement Valls III du 11 Février 2016 au 06 Décembre 2016
Le décrochage scolaire est une réalité en France : nombreux sont ceux qui abandonnent prématurément les bancs de l'école, sans qualification, ni diplôme. Le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage", présenté il y a deux ans, produit de nouveaux chiffres encourageants. Le point sur la situation.
 

1. Le décrochage c’est…

picto décrocheurs98 000 jeunes qui sortent annuellement du système de formation initiale sans diplôme contre 110 000 en 2014, soit une décrue de 12 000 décrocheurs. Les conséquences du décrochage sont rudes : 3 ans après leur sortie du système de formation, on évalue à 50% le taux de chômage d'un jeune contre 11% pour celui qui est diplômé de l'Enseignement supérieur.

2. Le décrochage, ça coûte cher

picto budget Les coûts associés au décrochage d’un jeune, cumulés tout au long de sa vie, sont évalués à 230 000 euros. Pour l’État, c’est près de 30 milliards d’euros de dette contractée chaque année. Pour les jeunes concernés, cette situation est source de difficultés sociales et économiques majeures.

3. Des résultats encourageants

picto élèveSi aujourd’hui 98 000 jeunes sortent du système éducatif sans diplôme, ils étaient 140 000 en 2010(*). Le plan "Tous mobilisés pour vaincre le décrochage", lancé par le Premier ministre le 21 novembre 2014, montre que le décrochage n'est pas une fatalité. Ambitieux en termes  d’objectifs, de démarches partenariales, de mesures et de moyens, le plan a produit deux ans des résultats encourageants.
 

4. Des objectifs ambitieux

picto objectifDiviser par 2 le nombre de décrocheurs d’ici à 2017, c’est l’engagement pris par le président de la République. Il s’agit d’offrir à tout jeune déscolarisé une solution de formation, d’apprentissage ou un service civique.

Priorité nationale, la lutte contre le décrochage scolaire est aussi un enjeu de la "Stratégie Europe 2020". L’objectif de la France de passer au-dessous de la barre des 10% de décrocheurs chez les 18-24 ans est atteint puisque la proportion est aujourd’hui de 9,2%.  Notre taux est désormais inférieur à celui de l’Allemagne (10,1%), du Royaume-Uni (10,8%). Il s'agit de réduire le taux d'abandon scolaire, d'améliorer les niveaux d'éducation et de favoriser l'inclusion sociale.

5. De nouveaux leviers mobilisés

L'intention du Gouvernement est d'intensifier la baisse du nombre de décrocheurs en renforçant la prévention. De nombreux leviers sont mobilisés : former les équipes pédagogiques aux signes avant-coureurs et associer les parents à la scolarité et à l’orientation de leurs enfants (École ouverte, mallette des parents en CP…).
Pour faciliter les choix d'orientation, le Parcours Avenir, proposé dès la classe de 6e et jusqu'en classe de terminale, aide les élèves à élaborer leur projet d’orientation scolaire et professionnelle. Par ailleurs, le Parcours aménagé de formation initiale, expérimenté l’année dernière, est généralisé dans les académies depuis la rentrée 2016. Proposé à des jeunes de 15 à 19 ans, il leur permet de prendre du recul à travers un parcours aménagé combinant des temps de formation et des activités extrascolaires (stage en entreprise, service civique, etc.).
Autre mesure : les candidats ayant échoué au CAP, au brevet de technicien ou encore au baccalauréat ont droit au redoublement dans leur établissement et peuvent demander à bénéficier de la conservation  de leurs notes égales ou supérieures à 10. Les lycéens non réinscrits à l’examen après un échec constituaient un tiers de la population des jeunes sortant du système scolaire sans qualification. A la session 2016, 67,5% des élèves s’étaient réinscrits dans un établissement pour repasser le baccalauréat contre 59,5 % à la session 2015.

6. Une réponse sur mesure pour chaque décrocheur

picto service civique La souplesse des parcours proposés permet de faire du sur mesure pour répondre au mieux aux besoins des décrocheurs. Le service national volontaire, qui s’adresse aux jeunes de 17-25 ans, permet ainsi d’alterner formations militaire, scolaire et professionnelle. Une montée en puissance du dispositif est prévue en 2016 avec l’accueil des jeunes dans les centres de Montigny-lès-Metz, Brétigny-sur-Orge et La Rochelle.

7. Reviens te former !

Le droit au retour en formation initiale concerne les jeunes de 16 à 25 ans sortis sans diplôme ou qualification professionnelle, ou ceux qui possèdent le baccalauréat général mais pas de qualification professionnelle reconnue. Le numéro unique 0 800 12 25 00 ou le site reviensteformer.gouv.fr permettent aux jeunes et à leurs parents de trouver des solutions alternatives de formation et d’accompagnement. Le jeune bénéficiera d’un référent avant, pendant et après son retour en formation. 400 plates-formes de suivi et d’appui aux décrocheurs sont déployées. En 2015, 26 000 jeunes sont d’ores et déjà retournés en formation initiale. Une nouvelle campagne de communication sera lancée par le ministère pour faire connaître l’accompagnement et la prise en charge dont peuvent bénéficier les jeunes.