Manuel Valls et Bernard Cazeneuve sortant de la réunion interministérielle de crise à l'Elysée le 7 janvier 2015.
7 janvier 2015 - Actualité

Attentat contre Charlie Hebdo

"La France a été touchée dans son cœur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a déclaré Manuel Valls à la suite de l'attentat terroriste qui a frappé mercredi 7 janvier 2015 le siège du journal Charlie Hebdo à Paris. Le président de la République a tenu à 14h à l’Élysée une réunion avec les ministres et les responsables directement concernés par la protection des Français. Le Premier ministre a décidé d’élever le dispositif Vigipirate au niveau "alerte-attentat" en région Île-de-France.
 
"La France est aujourd’hui devant un choc, un choc qui est celui d’un attentat. Car c’est un attentat terroriste, ça ne fait pas de doute, par rapport à un journal qui avait été plusieurs fois menacé, et qui était justement protégé," a déclaré le président de la République en se rendant immédiatement sur les lieux. "Plusieurs attentats terroristes avaient été déjoués ces dernières semaines. Nous savions que nous étions menacés, comme d’ailleurs d’autres pays dans le monde. Nous sommes menacés parce que nous sommes un pays de liberté. Et parce que nous sommes un pays de liberté, nous conjurerons les menaces, et nous punirons les agresseurs", a ajouté François Hollande.



"La France a été touchée dans son cœur. Chaque Français aujourd'hui est touché, horrifié", a de son côté déclaré le Premier ministre. Pour Fleur Pellerin, ministre de la Culture et de la Communication, c'est "une attaque odieuse contre un des piliers de notre démocratie, un acte d'une barbarie extrême contre ceux qui, au quotidien, font vivre l'information et animent le débat public." "La République apportera sa meilleure réponse : l'unité nationale et la fermeté face à ceux qui s'en prennent à elle", a enfin déclaré Stéphane Le Foll, porte-parole du Gouvernement.
 
"La France a été touchée dans son coeur"
 
Le président de la République a tenu à 14h à l’Elysée une réunion avec les ministres et les responsables directement concernés par la protection des Français. A l’issue de la réunion, le ministre de l’Intérieur a confirmé le bilan : 12 morts, 8 blessés dont 4 en situation d'urgence absolue. 
 

 
  • Dès ce matin, le Premier ministre a décidé de relever le plan Vigipirate au niveau "alerte attentat", niveau le plus élevé, sur l’ensemble de la Région Ile-de-France. Les organes de presse, les grands magasins, les lieux de culte ainsi que les transports vont faire l’objet immédiatement d’une protection renforcée. Toutes les forces disponibles sont mobilisées et des renforts civils et militaires seront déployés dans le cadre du plan Vigipirate.
    Depuis 2014, le code d’alerte du plan Vigipirate ne comporte plus que deux niveaux : un niveau de vigilance qui peut être renforcé temporairement, géographiquement et sectoriellement pour faire face à une menace particulière ou à une vulnérabilité ponctuelle et un niveau d’alerte attentat pour faire face à une menace imminente. En savoir plus
     
  • Le ministre de l’Intérieur a également adressé aux préfets de l’ensemble des départements de France un télégramme leur demandant de prendre toutes les précautions concernant les gares, les lieux de transport, les institutions cultuelles, et un certain nombre d’institutions publiques. Ainsi, "nous renforçons les moyens partout sur le territoire national, c’est-à-dire la mobilisation de la police, de la gendarmerie, et des militaires, pour assurer cette protection." 
     
  • Tous les moyens des ministères de l’Intérieur et de la Justice sont mobilisés pour favoriser la neutralisation dans les meilleurs délais des trois criminels qui ont commis cet acte barbare. 
     
  • Le Premier ministre et le ministre de l’Intérieur ont activé la cellule interministérielle de crise place Beauvau, que le ministre de l’Intérieur animera tout au long des heures qui viennent pour assurer la coordination de l’action des services de l’État et la diffusion des informations utiles pour que les Français soient informés en permanence de l’évolution de l’enquête.