Photo de Najat Vallaud-Belkacem lors des questions d'actualité à l'Assemblée
2 avril 2015

Villefontaine - pédophilie

Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour que de telles situations ne puissent plus se reproduire : enquête administartive, réunion avec les procureurs et les recteurs pour mettre fin à ces dysfonctionnements graves.
 
"Il n’est pas possible d’avoir un enseignant dans une salle de classe au contact d’enfants, qui aurait été condamné pour des faits de prédation sexuelle", a déclaré Najat Vallaud-Belkacem. Si des condamnations pour de tels faits n’ont pas été transmises aux services de l’Education nationale, c’est "absolument intolérable". "Il y a une règle de transmission, imposée par une ancienne circulaire du Garde des sceaux, et réaffirmée le 11 mars 2015.  C’est un dysfonctionnement grave qu’il nous appartient de régler au plus vite". Le Gouvernement est pleinement mobilisé pour que ça ne puisse plus se reproduire :
  • Dès les révélations de Villefontaine, en plus de l’enquête judiciaire en cours, Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira ont diligenté une enquête administrative, qui a vocation à faire la lumière sur l’ensemble des dysfonctionnements, des défaillances de notre système, de la transmission d’informations entre nos deux administrations.
  • Najat Vallaud-Belkacem et Christiane Taubira vont réunir dans les tous prochains jours ensemble les procureurs généraux, les recteurs, pour :
    - "Travailler ensemble à renforcer la fluidité de l’information entre nos deux services" ;
    - "Faire en sorte que désormais, chacun soit garanti du fait que lorsqu’un individu est condamné par la justice, cette information arrive bien à l’Education nationale";
    - "Faire en sorte que cette dernière prenne bien les mesures pour l’empêcher de continuer à exercer devant des enfants".
Il faut bien distinguer ces dysfonctionnements graves d’autres situations qu’elles viennent mettre en lumière, "dans lesquels il y a des doutes ou des accusations portées sur des questions qui relèvent de la pédophilie", et rappeler le fonctionnement normal de l’Education nationale et de la justice :
  • "Dès lors qu’on a connaissance par un dépôt de plainte ou par une accusation quelconque, du fait que, un enseignant se serait mal comporté en la matière, il y a poursuite, il y a condamnation. Et il y a de la part de l’Education nationale tout de suite suspension de l’enseignant. Et puis lorsque la condamnation a été prononcée, il y a conseil de discipline, révocation."
  • "En 2014, nous avons eu 16 cas de condamnation en justice d’enseignants pour faits de détention d’images pédopornographiques ou de pédophilie. Ces 16 cas se sont transformés en révocations à vie de ces personnes de l’Education nationale."
"Il faut aussi faire attention à ne pas tomber dans l’angoisse absolue. On a affaire à près d’un million de personnels qui ont toute la probité qui est attendue d’eux. N’allons pas jeter l’opprobre sur toute une profession", met en garde la ministre de l'Education nationale.
Pour rappel, l’Education nationale a décidé de révoquer définitivement le directeur de l’école primaire de Villefontaine. Najat Vallaud-Belkacem a aussi promis de "venir à la rencontre des parents d'élèves de Villefontaine mais dans la discrétion, dans le calme, loin des caméras."