6 avril 2016

Un plan d'action pour le bien-être des animaux

Le respect du bien-être animal est au cœur de la stratégie agricole de la France
 
Stéphane Le Foll a validé, le 5 avril 2016, le plan d’action 2016-2020 en faveur du bien-être animal (plan BEA). Il s’inscrit pleinement dans la démarche agro-écologique. Il doit faire partie des thématiques prioritaires des plans "Agriculture Innovation 2025" et "Innov’action" des chambres d’agriculture. L’ambition est de porter les initiatives françaises au niveau européen et international. Parmi les mesures fortes du plan BEA, la création d’un délit de maltraitance des animaux assorti de sanctions pénales, la protection des lanceurs d’alerte et la création d’un Centre national de référence sur le bien-être animal.

Un organisme public de référence sur le bien-être animal

En 2016, sera créé le Centre national de référence sur le bien-être animal. Sa mission : apporter un appui scientifique et technique à l'ensemble des acteurs, notamment aux éleveurs et contribuer à la diffusion des résultats de la recherche et des innovations techniques.

Soutenir l’innovation

Un soutien public de 4,3 millions d’euros, via le programme d'investissements d'avenir (PIA), est prévu pour le développement d’une méthode, aujourd’hui expérimentale, de sexage des embryons dans l’œuf. Concrètement, aujourd’hui, l’industrie des poules pondeuses élimine les poussins mâles à la naissance pour ne garder que les femelles.

Améliorer le système en abattoir

Parmi les mesures :
 
  • la mise en place d’un référent bien-être animal dans tous les abattoirs. Ces référents qui seront formés seront inscrits au niveau des préfectures et cela fera partie des agréments des abattoirs ;
  • une prévention des actes de souffrance animale ;
  • la création d’un délit de maltraitance des animaux en abattoir et lors des transports ;
  • la mise en place, d’ici à l’été, d’une meilleure protection des salariés signalant ces actes de maltraitance par le statut de lanceur d’alerte.