Najat Vallaud-Belkacem
10 février 2017

Un conseil scientifique pour analyser la radicalisation religieuse violente

Dans la continuité de l’action gouvernementale de lutte contre la radicalisation religieuse violente, Najat Vallaud-Belkacem a installé le Conseil scientifique sur les processus de radicalisation. Celui-ci visera à porter sur le sujet un regard complexe et cohérent, en plaçant la recherche au cœur de l’action publique.
Contenu publié sous le Gouvernement Cazeneuve du 06 Décembre 2016 au 14 Mai 2017
 
Rattaché aux services du Premier ministre, le Conseil scientifique sur les processus de radicalisation a été installé, mercredi 8 février, par Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
 
Les tâches du conseil seront multiples :
 
  • analyser les phénomènes de radicalisation religieuse violente en France ;
  • analyser les conséquences de ces phénomènes sur la société française ;
  • définir les moyens d’en protéger les populations ;
  • créer une dynamique et une culture commune entre la recherche et l’action publique. 
Composé à moitié de chercheurs issus de différentes disciplines des sciences sociales et de représentants d’instances décisionnelles, le conseil se réunira en assemblée plénière une fois par trimestre, en lien avec l’INHESJ (Institut national des Hautes Études sur la Sécurité et la Justice).

Le rôle essentiel des sciences humaines et sociales

La création de ce Conseil scientifique s’inscrit dans le cadre du Plan gouvernemental d’Action contre la radicalisation et le terrorisme (PART), initié au lendemain des attentats de janvier 2015 et qui repose sur cinq grands axes :
 
  • la prévention ;
  • le repérage et le signalement ;
  • le suivi des jeunes scolarisés en voie de radicalisation ;
  • la formation ;
  • la recherche. 
Ce conseil est une mise en œuvre concrète de ce cinquième axe. Il répond à la volonté de renforcer le dialogue entre le monde de la recherche et celui des décideurs publics.
 
Najat Vallaud-Belkacem a ainsi  rappelé "l’absolue nécessité d’unir nos forces, de nous allier, de nous mobiliser collectivement" pour analyser et prévenir la radicalisation religieuse violente.
 
Les sciences humaines et sociales ont un rôle fondamental à jouer au service d’une action publique efficace. En retour, une meilleure connaissance de cette dernière contribuera à nourrir les réflexions scientifiques.