Photo d'éoliennes en mer
26 avril 2016

Transition énergétique : de nouveaux objectifs de développement des énergies renouvelables

L'arrêté définissant les nouveaux objectifs de développement des filières d'énergies renouvelables à l’horizon 2023 a été publié. Il donne dès à présent une visibilité maximale aux investisseurs, sans attendre la publication de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie), qui sera soumise à consultation d’ici le 1er juillet, et adoptée à l’automne.
 
A l'occasion de l'ouverture de la dernière Conférence environnementale du quinquennat lundi 25 avril, Ségolène Royal a annoncé la publication de l'arrêté relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables.
La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe des objectifs ambitieux en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’économies d’énergie et de diversification du mix énergétique : les énergies renouvelables doivent représenter 32 % de la consommation finale brute d'énergie en 2030.
Le soutien de l’État aux énergies renouvelables a déjà progressé de 25% depuis 2012, à 4 milliards d'euros par an. Sur la seule année 2015, la production d’énergie éolienne et solaire a ainsi progressé de 25% environ. Avec l’hydraulique, les énergies renouvelables couvrent près de 19 % de notre consommation d’électricité. 

Cet arrêté définit les nouveaux objectifs de développement des différentes filières d'énergies renouvelables à l’horizon 2023 afin de donner dès à présent une visibilité maximale aux investisseurs, sans attendre la publication de la PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie). Ces objectifs sont ambitieux et contribueront à :
  • augmenter de plus de 50 % la capacité installée des énergies renouvelables électriques par rapport à 2015, en la portant à 71 à 78 GW contre 43 aujourd’hui.
  • plus que doubler la puissance installée des éoliennes terrestres.
  • plus que tripler la puissance installée du parc solaire photovoltaïque. Tous les appels d’offres pour le photovoltaïque ont d’ores et déjà été lancés.
  • plus que doubler la puissance installée pour la production d’électricité à partir de bois-énergie.
  • valoriser le potentiel de la France pour les énergies renouvelables en mer : les objectifs en puissance installée en 2023 sont fixés à 3 000 MW pour l’éolien en mer posé et à 100 MW pour les énergies marines renouvelables (EMR, éolien flottant, hydrolien).
  • augmenter de plus de 50 % la production de chaleur renouvelable, par rapport à 2014, à partir de :
    - l’augmentation de plus de 20 % de la production de chaleur à partir de biomasse,
    - la multiplication par plus de 7 de la production de chaleur à partir de biogaz, issu de méthanisation,
    - la multiplication par plus de 4 de la production de chaleur à partir de géothermie,
    - l’augmentation de plus de 75 % de la production de chaleur à partir de pompes à chaleur,
    - l’augmentation de plus de 80 % de la production de chaleur à partir de solaire thermique.
De nouveaux appels d’offres vont donc être lancés par le ministère pour les énergies renouvelables électriques : biomasse, méthanisation, éolien en mer et petite hydroélectricité.
Les objectifs fixés pour l’éolien terrestre et le solaire photovoltaïque contribueront à créer près de 40 000 emplois d’ici 2023.

Tous les textes d’application de la loi sur la transition énergétique et la croissance verte seront pris d’ici l’été et notamment pour les bâtiments, a par ailleurs annoncé François Hollande en ouverture de la Conférence environnementale.
La programmation pluriannuelle de l’énergie sera soumise à consultation d’ici le 1er juillet, et sera adoptée à l’automne. Elle déterminera la feuille de route de l'État en deux séquences : 2016-2018, puis 2019-2023.