23 mars 2016

Tout est fait pour assurer l’Euro 2016 dans des conditions de sécurité maximale

Jamais un événement d'une telle ampleur n'aura été surveillé et sécurisé à ce niveau.
 
Le comité de pilotage sur la sécurité de l’Euro 2016, organisé du 10 juin au 10 juillet en France, s'est tenu ce mardi 22 mars 2016 au ministère de l’Intérieur, en présence du président du club des villes hôtes, Alain Juppé, et du président du comité d'organisation de l'Euro, Jacques Lambert.

Près de 2,5 millions de spectateurs sont attendus dans les stades, et 7 millions dans les fans zones lors du mois de compétitions. Jamais un événement d'une telle ampleur n'aura été surveillé et sécurisé à ce niveau. C'est l'image de la France qui est en jeu, sa capacité à organiser des événements d'une telle importance avec sérieux, sang-froid et détermination.
 
  • L'UEFA va recruter 10 000 agents privés, soit 7% de plus que le chiffre prévu avant le 13 novembre 2015, pour la sécurité des stades, des camps de base des équipes, des hôtels officiels et du centre des médias.
  • Une mobilisation exceptionnelle de Pôle emploi a été organisée dans les 10 villes hôtes avec un plan de 3 000 formations, gratuites pour les demandeurs d’emploi, pour accéder aux métiers de la sécurité privée et ainsi répondre au besoin des sociétés qui interviendront dans les stades et au sein des fans zones.
  • Partout sur le territoire, l'État mobilisera des policiers, des gendarmes, des sapeurs-pompiers, des secouristes, des urgentistes, dont le nombre sera communiqué quelques semaines avant la manifestation.
     

Sécuriser les fans zones

Il faut avoir la souplesse qui permettrait, le cas échéant, d’adapter le dispositif de sécurité sur telle ou telle fans zone ou à un moment donné. Les propositions émises lors du dernier comité de pilotage tenu après les attentats du 13 novembre ont été validées :
 
  • palpations systématiques à l'entrée des fans zones, pour notamment la détection éventuelle d'objets métalliques ;
  • recours aux services de déminage ;
  • installation de la vidéo-surveillance ;
  • points d'accueil et d'orientation disposés aux abords des stades pour fluidifier les mouvements de spectateurs.
Placée sous la responsabilité des villes hôtes qui pourront avoir recours à des sociétés privées, et établie avec le préfet, la sécurisation des fans zones coûtera 17 millions d'euros au total. L'État financera 80 % des systèmes de vidéo-surveillance, soit 2 millions d'euros.
 

Des exercices pour tester le dispositif de secours déployé autour des fans zones

De nombreux entraînements dans les stades et fans zones des villes hôtes auront lieu d'ici au coup d'envoi de l’Euro 2016. Un exercice interministériel a été entrepris, le 17 mars à Nîmes, en présence de Bernard Cazeneuve et de Patrick Kanner. Organisé à l’école de police de Nîmes, cet exercice de grande ampleur avait pour objectif de tester le dispositif de secours déployé autour des fans zones qui accueilleront les supporters dans les 10 villes hôtes.

Plus de 70 services ou directions, appartenant à quatre ministères différents (Défense, Intérieur, Justice et Santé), ont été mobilisés pour simuler une attaque de nature radiologique, biologique et chimique : explosion dans la fans zone, accueil au niveau de l’établissement de santé, découverte d’un colis suspect et engagement de l’équipe de déminage… L’occasion de préparer et coordonner la chaîne de commandement, les services de secours mais aussi de faire face aux réactions des potentiels blessés.

"Ce type d’exercice, qui sera répété à plusieurs reprises ces prochaines semaines, nous permettra d’assurer cette grande fête sportive qu’est l’Euro dans des conditions de sécurité maximale", a souligné Bernard Cazeneuve.