Photo de Bernard Cazeneuve
19 mai 2016

Soutien aux forces de l'ordre

Le président de la République a adressé en Conseil des ministres "un message clair de soutien à l'ensemble des forces de police", qui remplissent depuis des mois des missions extrêmement difficiles dans un contexte de tension.
 
Le président de la République a adressé ce mercredi 18 mai en Conseil des ministres "un message clair de soutien à l'ensemble des forces de police" qui remplissent depuis des mois des missions extrêmement difficiles dans un contexte de tension : lutte contre le terrorisme, protection des lieux de culte, mobilisation aux frontières, lutte contre la délinquance, … Dans le cadre des mouvements sociaux, ils assurent "la liberté de manifester" et font "en sorte que les casseurs, qui s’en prennent y compris à des militants syndicaux, puissent être mis hors d’état de nuire", a ensuite réagi Bernard Cazeneuve à la sortie du Conseil.
 
Le Gouvernement dénonce également "des propos" et des images récentes qui "théorisent la consubstantialité de la violence à la police". "Ces propos sont inacceptables", pour le ministre de l'Intérieur.
 
S’agissant de l’autorité de l’État face aux casseurs agissant en marge des manifestations, certains "laissent entendre que nous ne donnerions pas les instructions qui vont bien pour que la fermeté s'impose dans les manifestations. C'est un mensonge." Le ministre de l’Intérieur donne des instructions précises et transparentes aux préfets, avec 3 principes :
  • "Fermeté à l'égard des casseurs qui doivent être interpellés " : 1 300 interpellations ont eu lieu depuis le début du mouvement social, plus de 800 gardes à vue, 51 condamnations dans le cadre de comparutions immédiates et d’autres sont à venir. Sur la seule journée de mardi, il y a eu plus de 50 interpellations. Ce mercredi suite à l’incendie d’une voiture de police en marge d’un rassemblement anti-police, le parquet de Paris a ouvert une enquête pour tentative d'homicide volontaire et 4 personnes ont été interpellées. 3 avaient fait l’objet d’interdiction de paraître dans les manifestations, mais cette décision avait ensuite été cassée ensuite par le juge administratif. Bernard Cazeneuve a demandé "au préfet de reprendre les interdictions de paraître pour une liste d'individus" dont les actions relèvent "de la barbarie", pour ainsi "protéger ceux qui souhaitent manifester pacifiquement de l'action de ces voyous."
  • "Usage proportionné de la force parce que la police doit être exemplaire". En cas de manquements, le Gouvernement réagit avec fermeté (saisine de l’IGPN notamment).
  • "Respect des principes de droit concernant la liberté de manifestation". Ceux qui proposent "d’interdire toutes les manifestations" vont à l’encontre de "ce que sont les principes de droit". Quand il le faut, des manifestations délibérément hostiles à la police ont été interdites par les préfets en application des instructions du ministre de l’Intérieur, comme samedi dernier à Rennes, hier à Paris ou aujourd’hui et demain à Nantes. De la même manière, le juge administratif est le garant de la "jurisprudence extrêmement rigoureuse" s’agissant des d’actes préventifs d’interdiction de paraître dans les manifestations.  
De plus, pour soutenir les forces de l’ordre, "il ne s’agit pas simplement d’avoir des mots, il faut aussi avoir des actes, et ce gouvernement a pris depuis maintenant de nombreux mois des décisions. Quand on est attaché à l’autorité de l’État, on ne peut pas constamment raboter les moyens de la police et de la gendarmerie". Le ministre de l'Intérieur a ainsi rappelé :
  • La création de 9 000 emplois dans la police et dans la gendarmerie, là où il en avait été détruit 13 000 sous la majorité précédente.
  • L'augmentation des moyens de fonctionnement de la police et de la gendarmerie, avec une hausse de 17 % de ces crédits, "là où ils avaient diminué d’autant entre 2007 et 2012."
  • Par ce biais, la modernisation des équipements "des BAC et des PSIG de France qui sera effective d’ici à la fin du mois de juin, mais aussi de la totalité des forces de sécurité intérieure."
  • La signature d’un protocole qui permettra "d’attribuer sous forme de primes et de bonifications plus de 800 millions d'euros d’ici 2020 aux forces de sécurité intérieure".