Photo de Manuel Valls et Stéphane Le Foll aux questions d'actualité à l'Assemblée le 22 juillet.
23 juillet 2015

Soutien à l'élevage

Un plan qui fixe six priorités avec 24 mesures concrètes à moyen et long terme pour répondre aux crises des filières porcines, bovines et laitières.
 
Le Gouvernement a présenté en Conseil des ministres un Plan de soutien à l’élevage français afin de répondre à la crise agricole. Ce plan fixe six priorités et 24 mesures concrètes à moyen et long terme pour répondre aux crises des filières porcines, bovines et laitières. Le Premier ministre et Stéphane Le Foll ont présenté ces mesures préparées depuis plusieurs semaines afin de répondre à l’angoisse des éleveurs et les aider à traverser cette crise. Enfin, suite à la remise du rapport du médiateur sur les prix, Stéphane Le Foll a réaffirmé sa volonté de ne pas désigner de coupables car l’objectif du Gouvernement est de rassembler tous les acteurs pour réévaluer les prix. "Je veux réussir à faire réévaluer les prix. Ma méthode c’est de rassembler l’ensemble des acteurs pour atteindre cet objectif", a expliqué le ministre de l'Agriculture.
 
"L’angoisse des éleveurs, il faut l’entendre, et y répondre, c’est ce que nous faisons par des mesures d’urgence et des mesures structurelles", a déclaré Manuel Valls.  "Le Gouvernement est aux côtés des éleveurs. Notre ambition c’est de gérer la situation d’urgence, et surtout d’apporter une solution durable. Chacun doit pouvoir vivre dignement de son travail". 

Les mesures  d'urgence qui doivent permettre de soulager la trésorerie des éleveurs (MSA,  report d’échéance de  paiement  de l’impôt sur le  revenu,  remboursement  anticipé de TVA, exonération de taxes foncières, fonds d’allègement des charges...) représenteront un soutien financier de plus de 600 millions d’euros.

"Il ne peut pas y avoir de course effrénée au prix bas, de captation de la valeur ajoutée par certains au détriment d’autres. Il faut de l’équilibre et une juste rémunération de chacun. C’est dans l’intérêt de tous et chacun doit l’entendre", a aussi rappelé le Premier ministre.

Les causes de cette crise sont connues, et les situations sont très différentes :
  • La filière porcine connaît des difficultés depuis plusieurs années aggravées par l’embargo russe.
  • Les éleveurs de bovins sont payés depuis un an à des prix qui ne couvrent pas leurs coûts de production.
  • Les producteurs de lait sont confrontés à un brusque retournement de conjoncture liée à une forte production partout dans le monde et à la fin des quotas laitiers dans l’Union européenne."Ces difficultés ne concernent pas que la France. Tous les pays d’Europe sont ou seront impactés. C’est pour cela qu’il faut que la Commission Européenne agisse au niveau communautaire." 
Le débat lors du dernier Conseil des ministres de l’agriculture à Bruxelles a déjà permis des ouvertures pour les filières du porc et du lait. Il y a une volonté de "reconquérir le marché national mais aussi les marché communautaire et international." Plusieurs ministres ont été mobilisés sur les marchés extérieurs, notamment Harlem Désir qui s'est rendu dès hier soir en Grèce.