Photo de Bernard Cazeneuve et Najat Vallaud-Belkacem au centre national d'entraînement des froces de la gendarmerie en Dordogne
20 janvier 2016

Sécurité - Gestion de crise

Le niveau de menace est au moins aussi élevé que lors des attentats du 13 novembre. Pour y faire face, les forces d'intervention rapide (GIGN, BRI, Raid) vont être réparties de manière à mieux couvrir la totalité du territoire national. L’école doit également pouvoir faire face : un centre national d’entraînement a d’ores et déjà formé une centaine de chefs d’établissements à la gestion de crise.
 
"Le niveau des menaces est au moins aussi élevé que lors des attentats du 13 novembre. Il suffit de regarder l’actualité pour constater que chaque jour au cours de la semaine qui vient de s'écouler, des violences, des attentats, des tentatives de crimes motivés par des considérations terroristes, ont eu lieu en France, au Burkina Faso, en Turquie", a indiqué le ministre de l'Intérieur le 19 janvier 2016.
 
Pour faire face à cette menace, 4 nouvelles antennes régionales du GIGN (pelotons interrégionaux de gendarmerie) vont être implantées à Nantes, Tours, Reims et Mayotte.
 
Nous devons aller plus loin : des forces d’intervention rapide, celles du GIGN pour ce qui concerne la gendarmerie, du Raid et la BRI pour la police nationale, seront réparties de manière à ce que la totalité du territoire national soit couvert par la présence de ces forces, avec une capacité d’intervention dans un délai de 20 minutes, a annoncé Bernard Cazeneuve.

La gestion de crise en milieu scolaire
L’école doit également pouvoir faire face "à une crise très aigue". Depuis les attentats de Paris et face à la menace terroriste, la gestion de crise en milieu scolaire est au centre des préoccupations.
A cet effet, le centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier, en Dordogne, forme depuis 2014 les chefs d’établissements scolaires, sur la base du volontariat, à la gestion de crise. Pendant deux jours, ils apprennent à mieux gérer des situations diverses, telles qu'une tentative de suicide d'un élève, un entretien avec un parent agressif, l'intrusion d'un individu ou encore le confinement d'élèves suite à un événement extérieur.

Cette formation concernera au total près de 300 personnes, recteurs, proviseurs ou encore conseillers sécurité chaque année. Elle apparaît comme une nécessité dans un contexte de menace terroriste et permet aussi de faire travailler les services de l'Éducation nationale avec ceux de la gendarmerie.