Photo de Manuel Valls
3 décembre 2015

Sécurité des Français

Le Gouvernement agit contre le terrorisme, non pas seulement depuis janvier 2015, mais depuis 2012.
 
Deux lois anti-terroristes ont été adoptées, l’une en 2012, l’autre en 2014, mettant en œuvre des dispositions restrictives (blocage administratif de sites internet et non seulement judiciaire, comme le proposait l’opposition), permettant à la fois la prévention (mise en place d’un numéro vert afin de recueillir les signalements, mise en place dans chaque département de cellules de suivi et de prise en charge individualisés des individus radicalisés et de leur famille, renforcement de la lutte contre la propagation de la haine terroriste sur Internet, renforcement de la prise en charge et du suivi des individus radicalisés en prison…) et une répression impossible jusque là (quant à la commission d’actes terroristes par des Français à l’étranger, aux terroristes agissant seuls, …). 

Des moyens supplémentaires ont sans attendre été donnés à la police et à la justice (+1000 par an).
Les services de renseignement intérieur ont été réformés : création de la DGSI et du SCRT en avril 2014 et renforcés. 
  • juin 2013 : + 432 personnels pour la DGSI, sur 5 ans ;
  • janvier 2015 : + 500 à la DGSI, + 500 au SCRT et + 100 à la DRPP, sur 3 ans. Soit au total + 1100 personnels
Des mécanismes permettant une meilleure coopération entre services et une meilleure interprétation et détection des signaux faibles ont également été institués.

Cette mobilisation s’est accrue depuis janvier. Le Gouvernement a eu le courage de faire voter une loi sur le renseignement, la dernière datant de 1991, une époque où Internet n’existait pas (accès encadré aux réseaux des opérateurs de télécommunication ; autorisation de balisage de véhicules ou d’objets, de sonorisation ou captation d’images dans des lieux privés, de captation de données informatiques ; …).
Un renforcement des moyens a été programmé, dans les forces de l’ordre comme dans l’armée
  • tant en matière de moyens humains : +1400 pour l’Intérieur (dont 1100 pour les services de renseignement comme indiqué plus haut), +950 pour la Justice, +250 pour la Défense et +80 pour les Finances, dont 70 pour les Douanes. Dans la Défense, la baisse programmée de 30% des effectifs d'ici 2019 a été annulée.
  • que de crédits d’investissement, d’équipement et de fonctionnement : + 3,8 milliards pour la Défense d’ici 2019 avec l’accentuation des priorités données à la cyberdéfense, les moyens de renseignement ou les drones ; +425 millions pour l’Intérieur, la Justice, ….
Ainsi, 5 attentats ont été déjoués depuis le printemps.
 
+8500 postes en 2 ans
dans le cadre du "pacte de sécurité"
Cette mobilisation sera encore renforcée. Cela passera par le projet de loi constitutionnelle, des mesures législatives (élargissement des moyens d’enquête anti-terroriste, de la légitime défense pour les policiers, autorisation de fouilles et contrôle par les agents de sécurité des entreprises de transports, …)...
Et par un nouveau renforcement des moyens, comme l’a annoncé le président de la République devant le Congrès :
  • + 5 000 effectifs supplémentaires dans les forces de l’ordre, sur 2 ans ;
  • + 1 000 pour les Douanes, sur 2 ans ;
  • + 2 500 personnels dans la Justice, sur 2 ans.
Ce "pacte de sécurité" représentera un coût réel de près de 750 millions d'euros en 2016, dont 325 M€ pour le ministère de l'Intérieur, 251 M€ pour la Justice, 100 M€ pour la Défense, 38 M€ pour les douanes et 34 M€ pour les services en charge de la mise en œuvre de la loi sur le renseignement.

Dans ce contexte, chacun doit faire preuve de cohérence, et de responsabilité :

 
  • 3 mosquées radicales ont été fermées, ainsi que plusieurs salles de prières clandestines depuis la déclaration de l’état d’urgence.  Aucune ne l'avait été, de 2002 à 2012, "y compris en 2005 pendant l’état d’urgence", rappelle Bernard Cazeneuve. 
  • 65 expulsions de prêcheurs de haine et imams appelant à la haine ou au terrorisme ont eu lieu depuis mai 2012,  dont 34 depuis le début de l'année 2015, contre 19 sur la période 2007-2012. 
  • "Combien y a-t-il eu de déchéances de nationalité au cours des 15 dernières années ? 1. Combien y en a-t-il eu depuis le début du quinquennat ? 6, pour terrorisme, et nous allons poursuivre cette action, bien entendu, de façon volontariste."