12 octobre 2016

Salle de consommation à moindre risque

Une politique responsable et pragmatique qui accompagne les personnes exposées aux risques et éloignées de notre système de santé.
 
Marisol Touraine a inauguré, le 11 octobre 2016, dans le cadre d’une expérimentation d’une durée de 6 ans, une première salle de consommation à moindre risque.  Les usagers devront se soumettre à des règles strictes et à un accompagnement réalisé par des professionnels de la santé :
  • cette décision majeure a été rendue possible par la loi de modernisation de notre système de santé ;
  • le Gouvernement a inscrit le principe de ce dispositif dans le Plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les conduites addictives 2013-2017, s’appuyant sur le rapport de l’Inserm de 2010 dont les recommandations n’avaient pas été mises en œuvre avant 2012.
Au terme de l’expérimentation, une évaluation sera menée en vue de sa pérennisation. Une 2e salle de consommation à moindre risque en France ouvrira prochainement ses portes à Strasbourg.

La salle de consommation à moindre risque répond à plusieurs objectifs
1. C’est une réponse innovante et courageuse à une situation d’urgence sanitaire qui s’inscrit dans la continuité d’une politique innovante, tournée vers les populations exposées aux risques et éloignées du système de santé :
  • d’une part, la situation sanitaire des usagers de drogues reste très préoccupante en France. En 2011, plus de 10% d’entre eux étaient infectés par le VIH et plus de 40 % par le VHC. La salle de consommation à moindre risque est un moyen de prévention efficace pour éviter les infections, les surdoses mortelles, les abcès ou encore les complications veineuses ;
  • d’autre part, cette solution a déjà fait ses preuves : cela fait 30 ans que des expérimentations sont menées à travers le monde et 10 pays sont déjà engagés dans cette politique et les résultats sont extrêmement satisfaisants.
2. Elle répond également à des objectifs sociaux afin de faciliter la réinsertion. Aussi, les usagers bénéficieront de la présence d’une assistante sociale et un atelier d’insertion est prévu pour tisser du lien.
3. Elle répond également à des objectifs de sécurité : la salle de consommation à moindre risque permettra également de réduire les nuisances et d’améliorer la sécurité en réduisant les consommations de drogues et la présence de seringues dans l’espace public.