Photo d'un jeune homme regardant des documents sur le génocide rwandais au Mémorial de la Shoah à Paris en 2014 pour les 20 ans du génocide.
9 avril 2015

Rwanda

Les archives des documents de l'Élysée relatifs au Rwanda entre 1990 et 1995 sont désormais déclassifiées. C’est l’accomplissement du souhait de vérité émis par le président de la République : désormais, rien n'interdit plus la consultation de ces archives.
 
Le secrétaire général de la présidence de la République a signé le 7 avril la décision portant déclassification des archives des documents de l'Élysée relatifs au Rwanda entre 1990 et 1995, au jour du 21ème anniversaire du déclenchement du génocide rwandais, le 7 avril 1994 :
  • Cette déclassification a été signée en présence de Dominique Bertinotti, mandataire des archives de la présidence de François Mitterrand ;
  • Le recensement des archives a été coordonné par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), les documents mêlant des notes des conseillers diplomatiques et militaires de l'Élysée, mais aussi des comptes rendus de conseils restreints de défense ; la déclassification de ces notes permet l’accès à des cartons d’archives plus volumineux qui n’étaient pas consultables du fait d’une note classifiée.
D'autres archives émises par les ministères des Affaires étrangères et de la Défense seront déclassifiées. 

C’est l’accomplissement du souhait de vérité émis par le président de la République. Dès l’an dernier, le président de la République avait décidé que la France devrait faire preuve de transparence et faciliter le travail de recherche et de mémoire sur cette période :
  • Désormais, la consultation de ces archives sera possible, en particulier pour les historiens ;
  • "Nous sommes disposés à dire toute la réalité", a insisté Laurent Fabius. 
  • Déjà par le passé, "une mission parlementaire avait étudié très soigneusement le rôle de notre pays, dont les conclusions ont été que "si la France n’a pas apprécié à sa juste valeur la dérive politique du régime rwandais, elle a été le pays le plus actif pour prévenir la tragédie de 1994".