Une personne entrant au siège social des organismes de retraite complémentaire Agirc et Arrco
20 octobre 2015

Retraites complémentaires : un accord équilibré

Le projet d'accord sur les retraites complémentaires permet de garantir la pérennité financière de notre système de retraite dans le respect de ses principes de solidarité et d’équité
 

Les partenaires sociaux (Medef, CFE-CGC, CFDT et CFTC) ont conclu, le 16 octobre 2015, un accord de principe équilibré pour garantir le financement pérenne des régimes de retraites complémentaires (Agirc pour les cadres et Arrco pour les salariés). Après la réforme des retraites de 2013, le projet d'accord sur les retraites complémentaires permet de garantir la pérennité financière de notre système de retraite dans le respect de ses principes de solidarité et d’équité. Une réunion est prévue le 30 octobre pour sa finalisation. Le Gouvernement accompagnera la mise en œuvre de cet accord. 

  • L'âge légal de départ à la retraite est maintenu à 62 ans.
  • Le patronat a accepté une augmentation des cotisations patronales.
  • Les syndicats ont convenu d'un système de bonus-malus dès 2019 pour inciter les salariés à rester plus longtemps en activité.
  • Les retraités modestes (exonérés de contribution sociale généralisée), ne font pas partie du système de décote dès l'âge de 62 ans. Ils représentent 33% des salariés.

Système de "bonus-malus", plusieurs cas de figure :

  • Un salarié de 62 ans remplissant les conditions de durée de cotisation de 41,5 ans décide de prendre sa retraite : sa retraite complémentaire est amputée de 10 % pendant 3 ans. Il aura sa retraite à taux plein à 65 ans.
  • Ce même salarié choisit de travailler un an de plus, jusqu’à 63 ans (4 trimestres de plus) : il sortira de la zone de malus à l’issue de cette durée supplémentaire. Il aura sa retraite à taux plein à 64 ans.
  • Les salariés qui partiront au-delà de 64 ans et plus bénéficieront d’une bonification de 10 % de leur pension : la première année, 20 %  la deuxième année  et 30 % la troisième année et plus.

Une réforme impérative

Les régimes, notamment l'Agirc, étaient en quasi impasse financière d'ici 2 ou 3 ans, 12 ans pour l'Arrco. En 2014, les deux caisses ont vu leurs déficits cumulés se creuser à plus de 3 milliards d’euros.

Un dialogue social qui fait ses preuves

Cet accord apporte la preuve de la capacité du dialogue social pour apporter les compromis nécessaires à la consolidation du modèle social. "Chacun a fait un pas vers l'autre, c'est pour cela qu'il y a eu un accord très important", s’est félicité le président de la République.