Photo de Michel Sapin dans son bureau
29 mars 2016

Résultats économiques et budgétaires : les efforts des Français produisent leurs effets

Les résultats économiques et budgétaires obtenus en 2015 sont meilleurs qu’attendus avec, notamment, un déficit public qui s'est fortement réduit à 3,5% : c’est mieux que les 3,8% attendus, et le plus bas niveau depuis le début de la crise. La part de la dette publique dans le PIB s'est aussi stabilisée, tandis que celles des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques ont baissé.
 
"Les efforts consentis par les Français depuis 4 ans portent leurs premiers fruits. Nous avons en 2015 fait mieux que prévu sur la croissance et mieux que prévu sur les finances publiques", a déclaré Michel Sapin le 25 mars.

En 2015, la croissance s’est élevée à 1,2%, "meilleure que l’hypothèse initiale que certains jugeaient au départ optimiste" :
  • "Cette croissance permet d’ores et déjà d’augmenter le nombre des emplois : 80 000 emplois créés dans le secteur marchand en 2015, et au total 160 000 emplois dans l’ensemble de l’économie. C’est l’effet de nos politiques économiques pour l’emploi."
  • "C’est évidemment encore insuffisant […] mais c’est un premier début sachant que le secteur privé n’avait pas créé autant d’emplois en un an depuis 2007."
"Nous avons fortement réduit le déficit public à -3,5%. Nous avons donc fait mieux que l’objectif de 4,1 % que nous avions fixé dans le budget initial pour 2015, et qui avait ensuite été revu à 3,8 %". "Le déficit n’explose pas, bien au contraire, il est au plus bas depuis la crise", fait, lui, remarquer Christian Eckert, secrétaire d'État au Budget. "Nous pouvons aujourd’hui baisser les déficits, tout en finançant nos priorités et en réduisant les impôts et nous stabilisons la dette", ajoute Michel Sapin.
 
En conséquence, la dette est contenue : elle se stabilise à 95,7% du PIB fin 2015, en deçà des prévisions de la loi de finances (96,3%).
 
Ce résultat a été atteint tout en réduisant les prélèvements, qui ont baissé à 44,5% du PIB. Il s’agit de la première diminution depuis 2009, après la stabilisation à 44,8% en 2014 :
  • baisse pour les entreprises : en 2015, le CICE et le Pacte de responsabilité ont atteint 24 milliards d’euros, soit 14 de plus que l’année précédente ;
  • baisse pour les ménages : "les ménages ont vu les effets des baisses de l’impôt sur le revenu, qui ont représenté 3 milliards d'euros en 2 ans, pour déjà 9 millions de ménages". 
Le ratio de dépenses publiques dans le PIB a baissé de 56,1% à 55,3% :
  • "Ce résultat, nous l’avons atteint tout […] en faisant face à la hausse des dépenses de sécurité. Au cours de l’année 2015, les moyens de la lutte contre le terrorisme ont été relevés de plus de 500 millions d'euros."
  • Ce résultat a été atteint plus généralement tout en finançant les priorités du Gouvernement : le renforcement des effectifs de l’Éducation nationale, le déploiement du plan pauvreté, l’accès à la santé pour tous, l’attention portée à des politiques de l’emploi qui vont chercher les personnes en difficulté pour les aider à s’insérer durablement.
  • La politique budgétaire du Gouvernement porte notamment ses fruits en matière de ralentissement des dépenses de fonctionnement des collectivités. "Cette évolution traduit le fait que les élus locaux se sont emparés de la problématique de redressement des comptes publics de notre pays, qui les concerne autant que l’État et la sécurité sociale", note Christian Eckert. 
"Il nous faut désormais poursuivre et amplifier l’action menée pour conforter la reprise économique, dans le respect de nos engagements et dans le souci de la justice sociale", a conclu Michel Sapin. "Là où le déficit allait dépasser 5% il y a 4 ans, nous le ramènerons, conformément à l’objectif que nous nous sommes fixé, sous la barre des 3% en 2017".