Photo de Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt
24 juin 2015

Répondre aux difficultés des filières porcines et bovines

Le Gouvernement agit pour offrir des perspectives aux éleveurs des filières bovines et porcines.
 
Le Gouvernement est pleinement conscient des difficultés que rencontrent les filières porcines et bovines et qui aboutissent à des situations de détresse profonde des éleveurs concernés. C'est l’avenir de tous les maillons des filières qui est menacé. Le maintien des éleveurs est un enjeu majeur pour l’avenir des territoires ruraux, par sa contribution en termes d’activité économique, d’emplois et de qualité de l’environnement.

Un arrêté de Stéphane a été publié pour encadrer les promotions de viandes fraîches de porc. En effet, les promotions permanentes perturbent le marché et détruisent de la valeur, dans un moment de grande fragilité des filières viandes.

Au-delà des mesures d’urgence, il faut offrir des perspectives pour les filières d’élevage, notamment en engageant les réformes nécessaires pour assurer leur place dans la compétition internationale :
 
  • Le Pacte de responsabilité et de solidarité permet dès 2015 des allègements de charge de 27 millions d’euros pour l’élevage de bovins allaitants et de 19 millions d’euros pour l’élevage porcin.
  • L’État et les régions mobilisent plus de 200 millions d’euros par an pendant 5 ans pour la modernisation des élevages au travers du Pacte de compétitivité et d’adaptation des exploitations agricoles (PCAE).
  • Le Programme des investissements d’avenir consacre une large part à ces secteurs, que ce soit par l’appel à projets pour les abattoirs doté de 20 millions d’euros ou l’appel à projet pour financer des projets de filière à hauteur de 45 millions d’euros.
  • Les délais de recours contre les projets d’investissement dans les exploitations sont réduits à 4 mois dans le projet de loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.
  • Une plate-forme sera prochainement mise en place pour que chaque entreprise ait accès aux offres commerciales à l’exportation et pour favoriser ainsi le développement de partenariats commerciaux durables avec les pays importateurs de viandes françaises.
Le Gouvernement est aussi attentif à la situation de la filière laitière, dans un contexte de fin des quotas laitiers le 31 mars dernier. A la demande de la France, la Commission européenne a mis en place des dispositifs de suivi des marchés, mais il faut aujourd’hui aller plus loin. Par ailleurs, les niveaux de prix actuels suscitent l’inquiétude des éleveurs dont les coûts de production restent élevés, avec de fortes incertitudes sur les orientations des marchés internationaux dans les mois à venir. Dans ce contexte, il appartient à chacun des acteurs de faire en sorte que la mise en œuvre des contrats entre producteurs et transformateurs permette de donner des perspectives favorables aux éleveurs laitiers et à toute la filière.