Manuel Valls au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, le 29 avril 2016
2 mai 2016

Préparer l’avenir de la Nouvelle-Calédonie

Le Premier ministre s'est rendu en Nouvelle-Calédonie pour faciliter le dialogue en vue de l’organisation du scrutin d’autodétermination, qui doit avoir lieu au plus tard en novembre 2018.
 
2017 est une année charnière et tout doit être fait pour que ce référendum ait lieu et pour éviter tout statu quo qui irait à l’encontre de l’intérêt général. L’État assumera pleinement son rôle de facilitateur entre les différentes parties, et appelle à la responsabilité de tous pour que d’ores et déjà s’engagent des discussions constructives.

Par ailleurs, l’État aidera le secteur minier du nickel à hauteur de 200 millions d’euros, sous forme de prêt, pour faire face à l’effondrement des cours. L’avenir de la Nouvelle-Calédonie doit passer par une diversification de son économie et par un développement de ses échanges avec ses voisins.
 
Préparer dès maintenant le référendum d’autodétermination de 2018

Manuel Valls s’est rendu en Nouvelle-Calédonie pour faciliter le dialogue en vue de l’organisation du scrutin d’autodétermination, qui doit avoir lieu au plus tard en novembre 2018. Ce scrutin d’autodétermination entre dans le cadre de l’Accord de Nouméa, signé en 1998.

La France propose un pacte dans l’avenir, un pacte de confiance entre l’État et les partenaires calédoniens pour faire en sorte que les enjeux électoraux de 2017 cèdent le pas à l’intérêt général. L’Etat assumera pleinement son rôle de facilitateur et continuera à accompagner la Nouvelle-Calédonie. La consultation sur l’accession à la pleine souveraineté, par sa nature même, ne construira pas un consensus miraculeux entre les différentes parties encore très divisées.

Il est indispensable de ne pas se limiter à cet horizon qu’est novembre 2018. C’est pourquoi le dernier comité des signataires a souhaité que puissent être identifiés les points de convergence et de divergence entre les projets politiques des uns et des autres, indépendantistes et anti-indépendantistes. Il ne s’agit pas, à ce stade, de négociations mais bien de discussions politiques. 
 
L’avenir de la Nouvelle-Calédonie passe par la production du nickel et la diversification de l’économie

L’effondrement des cours du nickel et le caractère trop lent et trop timide du léger rebond récemment observé placent l’économie du territoire dans une grande fragilité. C’est pourquoi l’État a fait une proposition très concrète à la STCPI (actionnaire d’Eramet), sous forme de prêt pour couvrir les besoins de financement jusqu’en 2018 et passer la crise. Cette intervention pourrait aller jusqu’à 200 millions d’euros.

Mais préparer l’avenir, c’est aussi diversifier l’économie du territoire. Il faut déployer une réflexion géopolitique des intérêts conjoints. Les échanges calédoniens avec des pays comme l’Australie, l’Indonésie, la Chine, le Japon, la Corée, la Nouvelle-Guinée ou encore la Nouvelle-Zélande gagneraient à se développer. Le Gouvernement est prêt à mettre à contribution son réseau diplomatique et à y faire une place à des représentants calédoniens.