François Hollande lors de la réunion des chefs d’État ou de gouvernement de la Zone Euro du 22 juin 2015
24 juin 2015

Position de la France sur la situation de la Grèce

La France tient à un accord global et durable sur la situation grecque.
 
"Nous avançons vers un accord" sur la situation de la Grèce, a déclaré François Hollande le 23 juin. La France, médiatrice sur le dossier grec depuis de longs mois (la première visite à l’étranger d’Alexis Tsipras a été rendue au président de la République, la première visite du ministre des Finances grec Yanis Varoufakis a été rendue à Michel Sapin), reste déterminée.

Le président de la République s’est entretenu à plusieurs reprises ces dernière semaines avec la chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, pour faire avancer la discussion et la négociation. Il n’y a pas de temps à perdre. La date butoir est fixée au 30 juin.

"Il reste du travail entre les institutions et le gouvernement grec". "Le gouvernement grec a pris ses responsabilités notamment dans les derniers jours pour faire de nouvelles propositions, alors même que nous connaissons la situation difficile de la Grèce et ce qui a été demandé au peuple grec depuis déjà plusieurs années". Cet accord doit aller "au-delà des mesures budgétaires et fiscales qu’il convient de préciser, pour qu’il puisse y avoir un plan global, comprenant des financements, comprenant un soutien pour la croissance de la Grèce, et comprenant une démarche pour les étapes suivantes".

"Tout doit être fait pour que lors de la réunion de l'Eurogroupe du 24 juin, il puisse y avoir une conclusion". Et "si le travail est fait, il n'y a plus besoin de différer la conclusion". Il convient de "donner de la zone euro la meilleure image, celle de la responsabilité et de la solidarité".

"Le Conseil européen, à ce moment-là, acterait les conclusions de l’Eurogroupe, et ensuite, ce serait sans doute aux Parlements des différents pays, et notamment au Parlement grec, de prendre sa décision". "S'il n'y a pas de ratification parlementaire en Grèce, il n'y aura pas de plan", a rappelé François Hollande.