Photo de Paris lors d'un pic de pollution atmosphérique
16 juillet 2015

Pollution atmosphérique

Un rapport du Sénat évalue à plus de 100 milliards d'euros le coût annuel de la pollution de l'air.
 
Un rapport du Sénat rendu public le 15 juillet évalue à plus de 100 milliards d'euros le coût annuel de la pollution de l'air. "Ce rapport va être utile pour dire ce que l'on dit maintenant depuis longtemps, à savoir qu'il y a un grave problème de santé publique, avec des infections respiratoires, de l'asthme, un coût économique aussi très important", a déclaré Ségolène Royal le 15 juillet.

Des décisions "vont être prises sur la base de ce rapport dont la qualité mérite d’être saluée, sur la base d'un consensus politique" qui doit être trouvé. Ces décisions seront présentées "la semaine prochaine". "Il faut maintenant agir", "pour faire face à ce problème de santé publique et ce grave problème économique".

Ces mesures viendront compléter le plan d’action pour lutter contre la pollution atmosphérique, présenté début juin par le Gouvernement, pour réduire de manière pérenne les niveaux de pollution. Pour rappel, celui-ci s’appuie sur quatre grandes orientations :
 
  • Des aides financières, dans tous les secteurs concernés par la pollution de l’air, notamment avec le nouveau bonus de 10 000 euros permettant de donner à tous les Français l’accès à un véhicule propre (depuis le 1er avril).
  • Des avantages, pour les utilisateurs des véhicules moins polluants, grâce au "certificat qualité de l’air". Les plus vertueux pourront ainsi bénéficier de conditions privilégiées de circulation et de modalités de stationnement, en cas de pic de pollution, mais aussi dans les zones de circulation restreinte que certaines agglomérations pourront mettre en œuvre grâce à la loi de transition énergétique. Elles pourront aussi autoriser le stationnement gratuit pour les véhicules électriques.
  • Une mobilisation des collectivités locales, en les encourageant à s’engager pour la qualité de l’air à travers l’appel à projets "Villes respirables en 5 ans" (pour des mesures radicales dans le domaine de la mobilité, dans le domaine industriel, agricole, résidentiel).
  • Un cadre législatif, pérenne, pour mieux lutter contre la pollution grâce aux mesures du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte : développement des voitures à faibles émissions dans les flottes publiques et privées, renouvellement des autobus et des autocars par des modèles moins polluants dès 2020, création de zones à circulation restreinte réservées aux véhicules les moins polluants.