18 janvier 2018

NDDL : garantir le développement de la région Grand Ouest

Après la décision du Premier ministre, Édouard Philippe, annoncée le 17 janvier, d'abandonner le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, le Gouvernement est désormais tourné vers les solutions pour donner à la région Grand Ouest les conditions de sa croissance.
 
Comme l'a indiqué le Premier ministre, il faut désormais regarder vers l'avenir et "continuer à aménager le pays […] ambition, méthode et enthousiasme." Il y a 20 ans, le projet était de réaliser une plateforme aéroportuaire régionale pour le développer les vols internationaux. "Ce projet ne répond plus aux objectifs actuels, aux réalités actuelles de l’organisation aéroportuaire qui réservent à quelques grands aéroports nationaux les vols long-courriers", a-t-il précisé.

Réaménager l'aéroport de Nantes-Atlantique

Le récent rapport remis à Édouard Philippe a montré qu'il existait une alternative crédible avec le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique :
  • L’aérogare de Nantes-Atlantique sera modernisée.
  • Les abords de la piste seront aménagés pour accueillir plus de passagers.
  • La procédure pour l’allongement de la piste sera engagée.
  • Des mesures seront prises pour réduire au maximum les nuisances sonores pour les riverains.
En parallèle, en lien avec la région Bretagne, l’aéroport de Rennes Saint-Jacques sera développé.

Complémentarité rail-air

Pour le Premier ministre "ce dont le Grand Ouest a besoin, ce à quoi le Gouvernement s’engage, c’est de garantir que Brest, que Nantes, que Rennes, disposent de liaisons faciles avec les autres métropoles européennes et de mettre en place des liaisons rapides avec les hubs long-courriers internationaux."

Pour ce faire, la mise en réseau des aéroports de la région fait partie des priorités. Tout comme la complémentarité rail-air, pour que Brest, Nantes, Rennes, disposent de liaisons faciles avec les aéroports parisiens. "Depuis que le projet Notre-Dame-des-Landes a été lancé, le Grand Ouest a bénéficié d’infrastructures ferroviaires performantes mettant les deux capitales régionales (Rennes et Nantes) à moins de deux heures du centre de Paris", a précisé Édouard Philippe.

Le Premier ministre a demandé à la ministre des Transports, d’étudier dans un délai de six mois, les conditions de mise en œuvre de ces trois chantiers qui se complètent :
  • optimiser l’usage de Nantes-Atlantique
  • mettre en réseau les aéroports régionaux
  • nous appuyer sur les lignes ferroviaires à grande vitesse pour rejoindre les plateformes aéroportuaires parisiennes.
Le Gouvernement travaillera avec les élus locaux et les parlementaires pour garantir le développement de la région en répondant à ses besoins d'infrastructures.