22 octobre 2015

Moirans

"Ceux qui veulent tordre le bras à la justice s’exposent à une réponse d’une extrême fermeté."
 
Face aux violences survenues mardi soir à Moirans, le Gouvernement a immédiatement donné des instructions de fermeté au préfet, afin que l’ordre républicain soit rétabli. "Des unités de forces mobiles ont été dépêchées sur place et elles resteront […] autant que nécessaire", a déclaré Manuel Valls.
"Lorsqu'il se passe des actes graves qui touchent à la sécurité des biens et des personnes, l'Etat doit être là et ne tolèrera aucune attaque, aucune remise en cause sur ce qu'est l'ordre public et le bien public", a de son côté réagi le président de la République.

La sécurité est une priorité de ce gouvernement qui au-delà des postures électorales a fait le choix de donner les moyens nécessaires à notre police et à notre gendarmerie. Il faut rappeler "à ceux qui à chaque fois veulent utiliser ce type d’évènements, pour essayer de prospérer électoralement […] qu’ils ont eux-mêmes affaibli la police et la gendarmerie en supprimant 13 000 postes de policiers et de gendarmes",  a déclaré Manuel Valls lors des questions d'actualité à l'Assemblée. A l’inverse, plus de 5000 postes ont été créés sous ce quinquennat et des moyens supplémentaires ont été accordés.

Sur l’autorisation de sortie du détenu, "les magistrats ont rendu des décisions fermes dans un contexte difficile et complexe". Ils doivent être assurés de "l’appui total du Gouvernement pour que les décisions de justice puissent être rendues dans la sérénité comme elles le doivent", a ajouté le Premier ministre. " Il est intolérable qu’un déchaînement de violences soit commis […] au prétexte de contester une décision de justice. La seule manière légitime de le faire c’est d’user des voies de recours, il ne peut pas y avoir d’autres attitudes".
"Ceux qui veulent tordre le bras à la justice s’exposent à une réponse d’une extrême fermeté, et doivent s’attendre à être implacablement recherchés et poursuivis en justice."

"Les sanctions seront prononcées par la justice à la hauteur des dommages qui ont été causés", a précisé François Hollande.

D’ores et déjà, des éléments ont été récupérés par les services de police destinés à assurer, sous l’autorité des juges, la judiciarisation de ceux qui sont à l’origine de ces actes, a de son côté indiqué le ministre de l'Intérieur.