Une apprentie garagiste
4 mai 2015

Mobilisation pour l'apprentissage

Plus rien à prendre en charge pour l'employeur d'une petite entreprise qui accueille un nouvel apprenti.
 
Afin de développer l’apprentissage et d’atteindre l’objectif de 500 000 apprentis en 2017, le président de la République a confirmé la mise en œuvre de nouvelles mesures. "Aujourd'hui, on en est à 430 000. Il faut donc que nous puissions ouvrir à 70 000 jeunes de plus chaque année la voie de l'apprentissage".

La France présente "un handicap structurel" dans ce domaine, en particulier par rapport à l'Allemagne. Outre-Rhin, "à peu près 25% des jeunes de moins de 20 ans" sont en apprentissage, alors qu'"en France nous sommes à 7%". "Parfois les parents, parfois les jeunes, parfois aussi notre système d'orientation ne font pas suffisamment de place à ce mode de formation".
Pour ce faire, au 1er juillet 2015, les entreprises de moins de 11 salariés "qui accueilleront un apprenti de moins de 18 ans en première année n'auront plus rien à prendre en charge" :
 
  • "C'est simple, il n'y aura plus rien à prendre en charge pour l'employeur d'une petite entreprise qui accueille un nouvel apprenti : ni salaire, ni cotisations sociales".
  • "Cela représente une aide sur l'année de 4 400 euros", car les entreprises bénéficieront de cette exonération de 1 100 euros par trimestre.
  • "Pour l'apprenti, rien ne sera changé : il aura toujours les cotisations sociales et sa rémunération sera entièrement préservée".
Cette aide "sera versée la première année", a expliqué François Rebsamen. Au-delà, "l'entreprise bénéficiera du régime d'aide lancé en septembre 2014 par le Gouvernement". Soit l'attribution systématique d’une prime de 1 000 euros pour tout apprenti dans les TPE  et l’attribution éventuelle d’une autre prime de 1 000 euros, pour tout apprenti supplémentaire, applicable à toutes les entreprises de moins de 250 salariés.