Photo de Bernard Cazeneuve à Calais
30 juillet 2015

Migrants - Calais

Deux unités de force mobile, soit 120 fonctionnaires, temporairement affectées à Calais, afin de contribuer au renforcement de la sécurisation du site d'Eurotunnel.
 
Mardi un migrant est à nouveau décédé en tentant de rejoindre le Royaume Uni à travers le tunnel sous la Manche. Cela porte à 9 le nombre de migrants qui ont perdu la vie depuis le 26 juin, dont 7 sur l’emprise du tunnel. Face à cette situation humainement dramatique, la France engage des moyens exceptionnels, et, sait qu’elle peut compter sur le partenariat fructueux noué avec le Royaume-Uni.
 
Bernard Cazeneuve a rencontré le 28 juillet son homologue britannique Theresa May et obtenu que le Royaume Uni apporte 10 millions d’euros supplémentaires notamment pour la sécurisation du site d’Eurotunnel. Cet engagement nouveau vient s’ajouter aux 15 millions d’euros, déjà mis en œuvre dans le cadre de la déclaration conjointe de septembre dernier, notamment pour la sécurisation du port. La France et le Royaume-Unis ont également pris la décision de renforcer leur coopération de renseignement. 

Pour sa part, l’Etat va renforcer les moyens qu’il consacre à la  sécurisation de la frontière, et notamment au site d’Eurotunnel :
 
  • Deux unités de force mobile, soit 120 fonctionnaires, vont être temporairement affectées à Calais, afin de contribuer au renforcement de la sécurisation de ce site.
  • L’Etat a déjà multiplié par cinq les moyens en force de l’ordre qu’il consacre à la gestion de la situation à Calais depuis 2012. "A Calais, l’Etat  prend donc toutes ses responsabilités. Qu’il s’agisse de maintenir l’ordre public, de démanteler les filières, d’éloigner les étrangers en situation irrégulière ou de mettre en place des solutions humanitaires pour les migrants et demandeurs d’asile", rappelle Bernard Cazeneuve. 
  • "Le groupe Eurotunnel doit également prendre les siennes notamment en ce qui concerne la sécurité au sein même de son emprise. Le dialogue entre les services de l’Etat et Eurotunnel est continu."
Cette action de l’Etat à Calais s’inscrit dans le prolongement des efforts exceptionnels consentis depuis neuf mois maintenant :
 
  • Une sécurisation de la frontière par des travaux de barriérage sur le port et le tunnel et des renforts exceptionnels en forces de l’ordre ;
  • L’évacuation de l’ensemble des campements illicites en centre-ville ;
  • Le renforcement des moyens consacrés par la police aux frontières aux retours forcés et au démantèlement des filières de l’immigration clandestine ; 17 filières à destination du Royaume Uni ont été démantelées depuis le début de l’année, soit quatre fois plus que sur l’ensemble de l’année 2014 ;
  • La mise en place d’un accueil humanitaire au sein du centre Jules Ferry, comprenant  un  accueil de jour et un hébergement de 110 femmes et enfants pour plus de 10 millions d’euros, financés par l’Etat et l’Union européenne; 2000 repas sont ainsi fournis chaque soir aux migrants ;  
  • Un accès facilité à la demande d’asile en France pour ceux des migrants qui en relèvent : 930 migrants ont ainsi pu bénéficier, au cours des neuf derniers mois, d’une prise en charge et d’un hébergement à l’extérieur de Calais après avoir effectué une demande d’asile en France.  
"La France a été en première ligne pour que des solutions européennes globales et fortes puissent permettre un traitement à la fois humain des migrants qui relèvent du statut de réfugiés en Europe, et ferme de ceux qui sont dans une situation irrégulière après avoir franchi les frontières extérieures de l’Union européenne."
 
La mise en place de hot spots en Italie et en Grèce, au moment du franchissement des frontières extérieures de l’UE, doit permettre de mieux identifier ceux qui relèvent du statut de réfugié et d’organiser la reconduite à la frontière de ceux qui sont en situation irrégulière. 
"Le Gouvernement est dans la volonté de la solidarité à l’égard de ceux qui subissent des persécutions, et nous sommes aussi dans la responsabilité."