20 novembre 2015

Mesures exceptionnelles pour lutter contre le terrorisme : quel impact sur le budget 2016 ?

600 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour assurer la sécurité des Français
 
A la suite des attentats de Paris du 13 novembre 2015, pour renforcer les moyens de sécurité et de défense contre le terrorisme, 600 millions d’euros seront alloués pour financer les nouveaux postes et les équipements requis. Seules les dépenses de sécurité, et elles seules, amputeront "le paquet de 50 milliards d’économies […] pour faire la place aux dépenses de sécurité."
 

Des moyens supplémentaires pour lutter contre le terrorisme

 
La priorité accordée à la lutte contre le terrorisme va conduire à amplifier dès 2016, les créations de postes au profit de l'Intérieur, de la Défense, de la Justice et de la Douane. Michel Sapin, qui a ouvert, le 19 novembre, la discussion au Sénat sur le projet de loi de finances 2016, a détaillé les moyens supplémentaires pour la sécurité et la défense des Français :
 
  • ministère de l’Intérieur : 5 000 postes créés sur deux ans dans la police et la gendarmerie. Ces créations s’ajouteront à celles décidées depuis 2012, notamment aux créations déjà annoncées au printemps dans le cadre du plan de lutte contre le terrorisme. Au total, en 2017, le nombre de postes reviendra au niveau de 2007 ;
  • ministère de la Justice : 2 500 postes créés sur deux ans. Ils s’ajouteront aux 4 744 créations de postes réalisées et prévues sur le quinquennat ;
  • services de la Douane : 1 000 postes créés dans les deux ans ;
  • ministère de la Défense : les 2 300 créations de postes prévues pour 2016 seront réalisées. A partir de 2017, les effectifs seront stabilisés, et ce jusqu’en 2019. 
"Nous assumons, à ce stade de la discussion budgétaire, une dégradation du déficit", a souligné ajouté le ministre des Finances et des Comptes publics qui a rappelé les prévisions qui fondent le projet de budget 2016 : une croissance de 1, 5 %  et une inflation de 1 %. Michel Sapin a rappelé :
 
  • la priorité accordée à l'Education nationale, l'Intérieur, la Justice, l'Emploi et l'aide au développement,
  • la baisse d'impôt sur le revenu pour les ménages modestes et l'intensification de la lutte contre la fraude et l'optimisation fiscale abusive.