Christiane Taubira visite la prison de Fresnes
21 janvier 2015

Lutter contre la radicalisation en prison

5 quartiers dédiés dans les établissements pénitentiaires
 
Le milieu carcéral est aussi le lieu dans lequel des délinquants de droit commun basculent dans une radicalisation affirmée et revendiquée. Depuis 2012, le ministère de la Justice est très impliqué dans la lutte contre la radicalisation. Les annonces du Premier ministre pour renforcer la lutte contre le terrorisme amplifient ce mouvement.
 
  • Le Gouvernement a décidé, tirant les enseignements de l’expérimentation conduite au sein de l’établissement pénitentiaire de Fresnes, de créer 5 quartiers dédiés aux personnes détenues radicalisées.
  • Cet isolement, pour être efficace, doit aller de pair avec une stratégie de renseignement structurée et partagée avec le ministère de l’intérieur, une révision des conditions de recrutement et de formation des imams, et une professionnalisation accrue des personnels intervenant auprès de ces détenus. 182 aumôniers (dont 30 recrutés ces deux dernières années), interviennent d'ores-et-déjà en prison pour diffuser un Islam éclairé. Le 21 janvier, Manuel Valls a annoncé le recrutement de 60 aumôniers musulmans supplémentaires, soit une hausse de 30%.
  • Manuel Valls a aussi annoncé la création de 66 postes pour le renseignement pénitentiaire. Le bureau du renseignement pénitenciaire, qui détecte les mouvements de repli identitaire et de radicalisation en lien avec les services de renseignement intérieur, avait déjàété renforcé de 7 postes depuis 2012.
  • La surpopulation carcérale, contre laquelle le Gouvernement lutte depuis le début du quinquennat, complexifie sa tâche car la promiscuité est un terreau sur lequel prospère le prosélytisme fondamentaliste. De nouvelles places de prison sont ou seront construites. Elles sont entièrement financées : 6 500 places dans le triennal 2013-2015 pour passer de 57 000 à 63 500 places nettes à horizon 2019 ; 3 200 places dans le triennal 2015-2017 ; 1 milliard d'euros sur la même période pour la reconstruction et la réhabilitation des établissements.
  • Un programme de recherche-action pour améliorer la détection des radicalisations sera expérimenté dans quelques jours dans 2 établissements pénitenciaires.
  • Depuis le 5 janvier 2015, l'administration pénitentiaire est présente au sein de l'unité de coordination et de lutte antiterroriste (UCLAT).
283  personnes  détenues  sont  écrouées  pour  association  de  malfaiteurs  en  vue de la préparation d’un acte de terrorisme, dont 152 sont des islamistes radicaux. (au 12 janvier 2015)