Capture d'écran du message de blocage d'un site se livrant à l'apologie du terrorisme
17 mars 2015

Lutte contre le terrorisme sur internet

Fermeture de cinq sites internet se livrant à l’apologie du terrorisme.
 
La lutte contre le terrorisme sur internet est engagée et elle porte ses fruits. Lundi 16 mars, pour la première fois, l’accès de cinq sites internet se livrant à l’apologie du terrorisme a été bloqué. C’est une application concrète de la loi antiterrorisme de novembre 2014. L’ordre de blocage a été émis par l’office chargé de la lutte contre la cybercriminalité à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Les fournisseurs d’accès ont alors eu 24 heures pour appliquer cette décision. Ce type d’opération sera renouvelé contre d’autres sites potentiellement concernés.

Lundi 16 mars, Facebook a publié de nouvelles directives relatives à sa politique éditoriale pour lutter contre l’apologie du terrorisme et les activités terroristes. Le réseau social a indiqué qu'il n'autorisait plus la présence de groupes qui font l'apologie d'activités terroristes, d'organisations criminelles ou qui promeuvent la haine. Il ne tolère plus de soutenir ou faire l'apologie des responsables de ces organisations, ou même d'excuser leurs actes violents. Il retirera les images explicites quand elles sont partagées par sadisme ou pour glorifier la violence. Les utilisateurs devront par ailleurs utiliser leur vrai nom sur Facebook. C’est notamment le fruit de la mobilisation de la France. Bernard Cazeneuve s’était rendu aux Etats-Unis en février pour rencontrer le groupe et plaider en ce sens. Il est évidemment nécessaire d'aller plus loin. Cette mobilisation des réseaux sociaux et des géants d’internet pour lutter contre la propagande djihadiste doit se poursuivre.

Bernard Cazeneuve a rappelé le 16 mars que "les messages de haine sont un délit" : il y a une "différence entre la liberté d'expression et la diffusion de messages qui relèvent de l'apologie du terrorisme".