Photo de Manuel Valls le 29 avril 2015 devant les magistrats antiterroristes.
30 avril 2015

Lutte contre la radicalisation des jeunes

Contre les phénomènes de radicalisation des jeunes, il faut aller plus loin et explorer de nouvelles pistes.
 
Le Premier ministre s’est exprimé mercredi 29 avril lors des rencontres internationales des magistrats antiterroristes à Paris. Il a rappelé que "1 605 Français ou résidents en France sont actuellement recensés pour leur implication dans des filières terroristes. Parmi ceux-ci, on estime que 445 se trouvent actuellement en Syrie. 99 y sont morts. " Depuis la mise en place, il y a un an, du plan de lutte contre la radicalisation et les filières djihadistes, "près de 1 900 signalements ont été reçus dont un quart concerne des mineurs et - fait notable souvent oublié - plus de 40% de jeunes femmes". "Ces individus jeunes qui sont signalés doivent faire l'objet d'un suivi. Nous devons aussi apprendre à mieux détecter les signes avant-coureurs de ces ruptures ", a insisté le Premier ministre. 2 500 fonctionnaires de différents ministères sur tout le territoire ont d'ores et déjà été formés à cela, dans le cadre de ce plan de lutte contre la radicalisation.

Contre les phénomènes de radicalisation des jeunes, il faut "aller plus loin et explorer de nouvelles pistes". C’est pourquoi :Une structure sera créée d'ici la fin de l'année "afin de prendre en charge, sur la base du volontariat, des jeunes de retour de zones de conflit et ne faisant pas l'objet de poursuites judiciaires" ;
Ainsi, "par un accompagnement individualisé, une prise en charge psychologique et un encadrement renforcé, ces jeunes devraient retrouver toute leur place dans notre société."