Photo de Manuel Valls le 28 mai 2015
29 mai 2015

Lutte contre la propagande djihadiste

L’État va mettre en place un "bataillon" de community managers, qui prendra la forme de 2 cellules qui produiront des outils de contre-discours.
 
Lancé fin janvier, le site stop-djihadisme permet d’ores et déjà de toucher les familles des jeunes séduits par les sirènes du djihadisme : en donnant les outils pour décrypter la propagande djihadiste ; en leur permettant de se mettre en relation avec des professionnels, ...
Il s’agit maintenant "de franchir une nouvelle étape en nous adressant au cœur de cible : les jeunes en voie de radicalisation eux-mêmes", a expliqué Manuel Valls le 27 mai 2015 :
 
  • "Nous allons donc mettre en place un bataillon de community managers de l'Etat pour opposer, et c'est plus difficile, une parole officielle à la parole des djihadistes et ne pas leur laisser l'espace numérique". Mais nous savons qu’il est difficile pour l’Etat de s’adresser directement aux jeunes concernés – les djihadistes utilisent la théorie du complot justement pour décrédibiliser la parole officielle. 
  • Nous devons coordonner les acteurs sur la toile, la société civile, les acteurs privés – toute la société doit se mobiliser. 
  • Nous allons donc mettre en place une deuxième cellule d’ici la fin de l’année, adossée à une fondation privée, animée par des militants associatifs.  "La fondation fera de la recherche sur l'évolution du discours et de la propagande djihadiste. Nous produirons des outils de contre-discours pour alimenter ces community managers associatifs, et qui pourront ainsi croiser le fer plus efficacement avec les recruteurs djihadistes sur la toile, pour ouvrir les yeux à ceux qui sont embarqués dans cette logique."