François Chérèque remet son rapport à Manuel Valls en présence de Marisol Touraine et Ségolène Neuville
27 janvier 2015

Lutte contre la pauvreté

Le bilan du plan de lutte contre la pauvreté, 2 ans après son lancement, est globalement positif
 
François Chérèque a remis lundi 26 janvier au Premier ministre, en présence de Marisol Touraine et Ségolène Neuville, le rapport de l’IGAS évaluant la deuxième année de mise en œuvre du plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale. Ce rapport riche, documenté et sans complaisance, dresse un bilan globalement positif de la mise en œuvre du plan, dans un contexte où la crise économique et sociale et l’augmentation du chômage de longue durée frappe durement les ménages les plus fragiles.

Les indicateurs de déploiement des mesures du plan font ainsi apparaître une montée en charge en deuxième année satisfaisante, tout en notant que les objectifs en matière de création de logements sociaux et très sociaux ne sont pas atteints :
 
  • Les engagements sur la revalorisation des minima sociaux, du relèvement des plafonds d’éligibilité ou d’aide à l’acquisition de complémentaire santé ont été tenus avec la mise en œuvre de mesures concrètes.
  • Un an après le relèvement du plafond de ressources, le nombre de bénéficiaires CMU-C et ACS a crû de 9,1 %, ce qui représente une population de l’ordre de 500 000 personnes. 
Fin octobre 2014, la CNAF avait dépassé l’objectif de 100 000 rendez-vous des droits, par la réalisation d’entretiens individuels approfondis 

Le rapport relève des premiers effets positifs des mesures du Plan sur les inégalités de revenus - faute de pouvoir disposer encore des statistiques pour 2013 et 2014 sur l’évolution du taux et de l’intensité de la pauvreté en France. 

François Chérèque formule des recommandations pour la poursuite de la mise en œuvre du plan. Le Gouvernement s’appuiera sur ce rapport pour présenter au début du mois de mars une feuille de route actualisée et enrichie. Face à la crise économique et sociale que la France traverse et aux fractures que connaît notre société, l’ensemble de la Nation doit offrir la possibilité à chacun de pouvoir accéder à de meilleures conditions de vie, dans la dignité et sans stigmatisation. C’est le fondement de la promesse républicaine d’égalité et de fraternité, et la condition de la cohésion sociale.