Photo d'un accident de la route
14 août 2015

Lutte contre l'insécurité routière

Un comité interministériel sur la sécurité routière se tiendra à la rentrée. Le volet répressif sera renforcé
 
Selon l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière, le nombre de tués sur les routes de France a augmenté de 19,2% en juillet par rapport au même mois de 2014. Un phénomène qui touche aussi l'Union européenne. La tendance est également à la hausse sur les 7 premiers mois de 2015 (1 918 morts, +3,8% par rapport à 2014). Face à ces chiffres insupportables, il faut aller plus loin et agir sur les causes structurelles, "pour inverser cette tendance et atteindre l'objectif […] de moins de 2 000 morts en 2020", a déclaré Manuel Valls.
 
Ces chiffres ne sont pas bons. Il faut un sursaut. Aussi, Manuel Valls a annoncé le 10 août qu'"un comité interministériel sur la sécurité routière se tiendra à la sortie de l'été pour faire un point sur la mise en œuvre des mesures" présentées le 26 janvier dernier. Les mauvais chiffres s’expliquent par des "comportements inadaptés" des usagers, aussi "s'il y a un relâchement des comportements, il faut agir sur leurs causes structurelles", a de son côté réagi Bernard Cazeneuve.

En janvier 2015, 26 mesures ont été présentées : l'interdiction du kit mains libres, l'abaissement du taux d'alcoolémie pour les conducteurs novices, la baisse expérimentale de la limitation de vitesse de 90km/h à 80 km/h sur quelques axes accidentogènes, notamment. Ces 3 mesures sont rentrées en vigueur le 1er juillet dernier.

De nouvelles mesures seront donc prises lors de ce Comité interministériel à la sécurité routière (CISR). Le volet répressif sera renforcé, une nouvelle stratégie des radars automatisés sera développée, la prévention sera un axe majeur, la lutte contre les pratiques addictives et la protection des usagers vulnérables (deux roues et piétons) seront ciblées. 

"La lutte contre l'insécurité routière est une priorité". Nous sommes dans l’action. Mais les mesures prises resteront vaines s'il n'y a pas une prise de conscience collective. Bernard Cazeneuve a lancé un appel solennel à la responsabilité. "Je veux dire gravement à tous les gens qui doivent prendre la route qu'ils doivent être exemplaires et irréprochables."