Christiane Taubira
19 janvier 2015

Lutte contre l’apologie du terrorisme, du racisme, de l’antisémitisme

Les propos ou agissements de nature raciste, antisémite ou faisant l’apologie du terrorisme doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande vigueur
 
Dans ces moments où la Nation doit montrer son unité, les propos ou agissements de nature raciste, antisémite, discriminatoire, ou faisant l’apologie du terrorisme "portent atteinte à la cohésion nationale", a rappelé dès le 12 janvier Christiane Taubira. Ils justifient donc une attention particulière et une grande fermeté :
  • C’est le sens de la circulaire du 12 janvier que Christiane Taubira a adressée aux procureurs de la République, leur demandant de faire preuve d’une extrême réactivité envers les auteurs de ce type d’infractions. Il s’agit qu’une réponse pénale systématique, adaptée et individualisée soit apportée à chacun de ces actes, y compris quand ils sont accomplis en détention ;
  • Cette fermeté s’exerce dans le strict respect des lois et des procédures : la loi du 13 novembre 2014 renforçant les dispositions relatives à la lutte contre le terrorisme, a renforcé la répression de l’apologie du terrorisme, en prévoyant une peine pouvant aller jusqu’à 7 ans d’emprisonnement et 100 000 euros d’amende, lorsque les faits ont été commis en utilisant un service de communication en ligne.
  • La lutte contre le racisme et l’antisémitisme est une grande cause nationale et il faut y associer toutes les administrations intéressées, les préfectures, les élus, les associations, les représentants des différents cultes. C’est la tâche dévolue à la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. 
Dès juin 2012, Christiane Taubira avait rappelé aux parquets de renforcer la mobilisation pour la mise en œuvre d'une politique pénale dynamique et offensive contre les actes racistes, antisémites et xénophobes. Ce combat continue : Christiane Taubira a présenté vendredi 16 janvier des propositions concrètes en la matière : généraliser dans le code pénal la circonstance aggravante de racisme ; sortir les injures et diffamations du droit de la presse pour les introduire dans le code pénal lorsqu’elles sont aggravées par une circonstance liée au racisme, à l’antisémitisme, à l’homophobie ; confier à l’autorité administrative la possibilité de bloquer les sites et messages de haine raciste ou antisémite.

"Il ne faut pas confondre la liberté d'opinion avec l'antisémitisme, le racisme, le négationnisme ou l’apologie du terrorisme", a déclaré Manuel Valls le 12 janvier.  Il faut mener "une lutte impitoyable bien sûr contre le terrorisme, contre toutes les violences, mais aussi contre la parole qui tue, la parole de haine", a-t-il confirmé le 13 janvier.