Photo d'une famille à Lyon.
23 septembre 2015

Les inégalités ont reculé en France en 2013

Il s’agit d’un fort recul, d’une ampleur inobservée depuis 1996. Ce repli efface en une année l’augmentation constatée depuis 2008.
 
Les inégalités baissent en France, d’après une étude de l’Insee sur les niveaux de vie en 2013. Il s’agit d’un fort recul, d’une ampleur inobservée depuis 1996. Ce repli efface en une année l’augmentation constatée depuis 2008.
 
L’indice de Gini, l'indicateur d'inégalités, s’est ainsi établi à 0,291 en 2013 contre 0,305 en 2012.
Entre 2012 et 2013, l’écart entre le niveau de vie des 20% les plus aisés et celui des 20% les plus modestes baisse de 4,6 à 4,3.
 
Le niveau de vie des plus aisés est en baisse, celui des plus modestes est en hausse :
 
  • Le niveau de vie des 30% les plus modestes augmente : en particulier, celui des 10% les plus modestes augmente pour la première fois depuis le début de la crise, de + 1,1%, soit + 110 euros par an.
La pauvreté recule : il y a moins de pauvres, en particulier chez les jeunes, et les personnes pauvres se rapprochent du seuil de pauvreté.
 
  • Le taux de pauvreté a reculé à 14% contre 14,3% en 2012 : il retrouve son niveau de 2010 (14%), alors qu’il n’avait jamais cessé d’augmenter depuis 2008.
     
  • Le taux de pauvreté des moins de 18 ans baisse pour la première fois depuis 2008 (-0,8%). Chez les 18-29 ans, le taux de pauvreté diminue de 2 points, passant de 20,6% en 2012 à 18,6% en 2013, effaçant la hausse de 1,9 point entre 2010 et 2012 (hors ménages étudiants). La pauvreté diminue nettement chez les jeunes chômeurs (-4.,2% entre 2012 et 2013) et chez les jeunes actifs occupés (-2,2% entre 2012 et 2013).
     
  • Le niveau de vie médian des personnes pauvres est en hausse, à 802 euros par mois en 2013, contre 788 euros en 2012.  
Ces résultats sont le fruit de la politique conduite depuis 2012 :
 
  • Des efforts demandés d’abord aux plus aisés, sous l’effet de la création d’une nouvelle tranche d’impôt à 45%, de la réforme de la fiscalité du patrimoine ou de la baisse du quotient familial. Les détenteurs du patrimoine ont été particulièrement sollicités. 
     
  • D'un renforcement des prestations pour les plus modestes, et d'une politique active de lutte contre la pauvreté : revalorisation du RSA, des prestations familiales pour les familles monoparentales et les familles nombreuses en situation de pauvreté, emplois d’avenir, … 
Cette politique de lutte contre les inégalités se poursuit et se poursuivra, parce qu’elle est au cœur des valeurs de la gauche, au cœur des engagements et du projet présidentiels : revalorisation des prestations pour les plus modestes, bourses étudiantes, augmentation des indemnités de stages, développement de la Garantie jeunes, baisse de l’impôt sur le revenu pour les classes moyennes et populaires, prime d’activité, …