24 mai 2016

Les groupements hospitaliers installés au 1er juillet

Dans le cadre de la loi de santé, 150 groupements hospitaliers de territoires vont permettre de mieux organiser la relation entre l’hôpital et la médecine de ville. Pour soutenir cette transformation de l’hôpital, l'effort de soutien à l'investissement sera poursuivi à hauteur de 2 milliards d’euros sur les 5 années à venir.
 
La loi de modernisation du système de santé prévoit un nouveau mode de coopération entre les établissements publics de santé à l’échelle d’un territoire, les Groupements hospitaliers de territoires (GHT). En inscrivant les hôpitaux publics dans une vision partagée de l’offre de soins, cette organisation permettra de mieux organiser les prises en charge, territoire par territoire, et de dégager un projet médical répondant aux besoins de la population.

Marisol Touraine a installé, en mars 2016, un comité de suivi des GHT, chargé de mettre en œuvre la réforme. Elle a annoncé la mobilisation exceptionnelle de 10 millions d’euros de crédits supplémentaires en 2016 pour accompagner la mise en place des GHT, ainsi qu’un plan de formation à destination des hospitaliers.

Pour Marisol Touraine, "les Groupements hospitaliers de territoires sont une opportunité pour renforcer le service public hospitalier, en conciliant la nécessaire autonomie des établissements et le développement des synergies territoriales. Autrement dit : pas de subordination, pas d’uniformisation. Les acteurs de l’hôpital doivent construire des GHT adaptés à leur territoire. Les regroupements se font différemment : on part toujours des réalités du terrain. Chaque groupement s’organise avec un hôpital-support, et mutualise des fonctions comme les achats, ou les systèmes d’information."

Depuis 2012, les déficits sont réduits tout en préservant le système de santé notamment le milieu hospitalier :
  • Ainsi, le budget des hôpitaux augmente chaque année. En 2016, il a crû de 1,3 milliard d'euros. La dépense est maîtrisée, mais l'engagement public augmente significativement chaque année pour les soins, les investissements, la revalorisation du personnel hospitalier.
  • Depuis 2012, des revalorisations importantes pour les fonctionnaires de catégorie C, et pour les infirmières, les sages-femmes... ont été décidées.  Des mesures ont été lancées pour rendre l'hôpital attractif pour les médecins, avec des primes pour les jeunes et pour la mobilité.
  • Le Gouvernement a créé 30 000 postes à l'hôpital, dont 23 000 soignants. 
  • L'hôpital doit aujourd’hui se transformer pour une meilleure efficacité. Il était tourné vers lui-même, il doit s'ouvrir sur son territoire, sur la médecine de ville, sur les maisons de retraite, pour mieux suivre les parcours des patients. On hospitalise moins, moins longtemps, et mieux.
C’est pourquoi près de 150 groupements hospitaliers seront mis en place dans le cadre de la loi santé d’ici au 1er juillet afin de mieux organiser la relation entre l’hôpital et la médecine de ville, mais aussi entre les hôpitaux d’un même territoire.
  • D’ici le 1er juillet, la mutualisation dans entre les hôpitaux sera engagée à travers les groupements hospitaliers. Ils devront conclure une convention autour d’un projet médical partagé dans lequel doit être décrite l’organisation de la prise en charge des patients par filière. Ainsi, chaque groupement s'organise avec un hôpital support, et mutualise des fonctions comme les achats, ou les systèmes d'information.
  • La création des GHT est tout sauf une réforme bureaucratique ou administrative : elle vise à garantir à chacun qu'il pourra être pris en charge dans un hôpital de proximité. Il ne s’agit pas de fermer des hôpitaux de proximité, mais à mieux prendre en compte les besoins de santé de la population sur tout le territoire.
Pour soutenir cette transformation de l’hôpital, l'effort de soutien à l'investissement sera poursuivi à hauteur de 2 milliards d’euros sur les 5 années à venir (2017-2021). Il bénéficiera notamment au développement des systèmes d'information et l'innovation. C’est le signe d’un engagement très fort pour l’hôpital qui sera conduit dans le respect de la trajectoire de rétablissement des comptes de l'assurance maladie et en veillant à ne pas accroître l'endettement des établissements.