Photo du président  de la République le dimanche 19 avril sur la plateau de l'émission Le Supplément sur Canal+
20 avril 2015

Le président invité du Supplément

Le président de la République "garde le cap et fera jusqu'au bout la tâche qui lui a été donnée".
 
Depuis 3 ans comme pour les 2 ans à venir, le président de la République se bat  : pour la baisse du chômage, pour permettre à la France d’avancer, pour une France "plus juste dans la répartition d’une croissance qui doit repartir", pour "protéger les Français".  Il reste 2 ans et François Hollande "ne veut rien lâcher". Il garde le cap et fera jusqu’au bout la tâche qui lui a été donnée. "Les dernières minutes du quinquennat seront de la même intensité". 
"La France ce n’est pas une nostalgie, la France c’est un avenir, c’est une chance". Il faut que notre pays ait "confiance en lui-même, que l’on puisse se dire que la France est respectée et attendue partout dans le monde", "que les Français soient fiers de tout ce qu’ils peuvent produire eux-mêmes".
 
  • Sur le compte personnel d’activité : Ce sera "la grande réforme sociale" du quinquennat. Il entrera en vigueur en 2017 et regroupera différents comptes existants (pénibilité, formation, épargne-temps, ...) que les salariés pourront conserver tout au long de leur carrière. Ce compte, c’est le capital de ceux qui travaillent. "Il leur permettra d'avoir de la liberté, de la protection et des moyens de vivre et de réussir leurs parcours de vie". Avec ce compte, "à mesure qu'on avance dans la vie active on sera doté d'un certain nombre de crédits."
     
  • Sur la prime d’activité : Il faut "inciter à la reprise d’activité et que le travail soit valorisé". "Beaucoup de personnes sont dans une situation de précarité et quelquefois se mettent dans le refus d’un travail parce que ça peut être une baisse de revenu, paradoxalement." C’est le sens de la prime d'activité, qui va se substituer à partir du 1er janvier 2016 à la prime pour l'emploi et au RSA-activité, lequel ne bénéficiait pas aux jeunes de moins de 25 ans. Ce sera beaucoup plus clair, beaucoup plus simple, beaucoup plus incitatif : "toutes les personnes qui sont dans les petits boulots, l'intérim, le temps partiel" auront "une prime supplémentaire pour que ça puisse être avantageux de travailler, de continuer à travailler", malgré de bas salaires. 
    Cette prime d'activité concerne tous les Français, notamment les jeunes de moins de 25 ans : "les plus précaires sont souvent les jeunes, ceux qui acceptent des petits boulots, des stages, quelques fois des contrats qui durent un mois. Pour les favoriser, ils vont avoir cette prime d'activité".
     
  • Sur le soutien à l’apprentissage : Pour favoriser l’apprentissage, il y aura des avantages pour tous les employeurs, dans les toutes petites entreprises.  C’est le dispositif "coût zéro" pour l’entreprise : "ils ne paieront plus rien sur l’emploi d’un apprenti lorsqu’il est mineur, et ce à partir de la rentrée prochaine."
     
  • Sur le marché du travail : L’enjeu, c’est de "donner de la stabilité et de la visibilité. Il faut  que les CDD puissent devenir plus rapidement des CDI, et que les CDI ne soient pas regardés par les employeurs comme étant un risque." Au plan individuel, "le risque de prendre une personne en CDI et d’avoir un contentieux plus tard doit disparaître" : pour cela, avec la loi pour la croissance et l’activité, "en cas de contentieux, s’il y a une rupture, les prud’hommes devront décider en 3 mois, 6 mois maximum, et les indemnités de licenciement seront d’ores et déjà fixées dans le cadre d’un barème". Et au plan collectif, les plans sociaux ont été réformés avec l’ANI.
     
  • Sur l’application du Pacte de responsabilité et de solidarité : "Chacun doit prendre ses responsabilités" : le président de la République les a prises,  les partenaires sociaux les ont prises, "les entreprises doivent les prendre." "On fera l’évaluation d’ici la fin de l’année : là où il y a eu des accords de branche, où les employeurs se sont mobilisés, on maintiendra le dispositif et on peut même faire qu’il soit accéléré. Là où ça n’a pas été fait, on regardera pourquoi et avec les conséquences qu’il faudra en tirer."
     
  • Sur le projet de loi renseignement : le président de la République saisira le Conseil constitutionnel, au terme de la discussion parlementaire. "Cette loi ne remet en aucune façon en cause les libertés. Jamais il y a eu une loi en France qui a pris en compte toutes les techniques, toutes les opérations, et qui a permis qu’il y ait une commission et même un recours devant le Conseil d’Etat." "Cessons de croire qu’il y a un système généralisé d’écoutes, ce dont il s’agit, c’est uniquement de la lutte contre le terrorisme ou nos intérêts."
     
  • Sur les naufrages en Méditerranée : Le nouveau naufrage de migrants en Méditerranée est "une catastrophe terrible, la pire de ces dernières années en Méditerranée". Des drames se sont produits encore la semaine dernière et depuis le début de l'année on assiste à "une accélération" de ces naufrages. "La Méditerranée est une mer qui nous est commune, donc nous devons agir" : le président de la République a appelé à un renforcement du nombre de bateaux et de survols de surveillance dans le cadre de l'opération Triton, et également une lutte beaucoup plus intense par rapport aux trafics. Une réunion d’urgence des ministres européens de l’intérieur et des affaires étrangères se tiendra dès ce lundi. "Ceux qui mettent des personnes sur les bateaux, ce sont des trafiquants, ce sont sans doute même des terroristes, parce qu'ils savent parfaitement que ces bateaux sont pourris et qu'ils vont même les détruire en pleine mer et mettre des centaines de personnes en danger, en l'occurrence en danger de mort." 
     
  • Sur la liberté d’expression : "En France, on peut se moquer des religions, de toutes les religions, c’est un principe de liberté. Il n’y a pas dans le droit français un principe de blasphème. En revanche, on n’a pas le droit d’appeler à la haine, la haine d’une religion, la haine d’une catégorie. C’est ça qui fait que quand Charlie Hebdo a été traduit devant les tribunaux, il n’a pas été condamné, et que Dieudonné, dans certaines circonstances et sur certains propos, a été condamné. C’est la justice qui décide, ce n’est pas l’Etat."
     
  • Sur Christiane Taubira : Christiane Taubira "fait un travail très important, elle est attaquée bassement, encore dernièrement sur l'affaire Chloé, vraiment déshonorante pour ceux qui s'y sont livrés."