Photo du port de la Rochelle
24 août 2016

Le plan de relance du tourisme renforcé

Après une année 2015 exceptionnelle, l'année 2016 restera sans doute une année à part pour les professionnels du tourisme. Le Gouvernement va d’ores et déjà mobiliser 500 000 euros additionnels, au plan doté d’1 million annoncé en mars, pour promouvoir la destination France à l’étranger.
 
Après une année 2015 exceptionnelle, "l'année 2016 restera sans doute une année à part pour les professionnels du tourisme", a déclaré Jean-Marc Ayrault le 23 août. En effet, les arrivées de touristes étrangers depuis le début de l'année sont en recul de 7 % sur l'ensemble du territoire.
 
Les résultats en région sont globalement stables par rapport à 2015, dans certaines régions et secteurs, ils sont même en hausse :
  • Grâce à l’Euro de football, certaines villes comme Lens, Lille ou Saint-Etienne ont connu des taux de remplissage record avec des chiffres d'affaires en hausse de 70 % pour les hôtels.
  • Les événements culturels se portent bien également : le festival d'Avignon a vu sa fréquentation augmenter de 6,5 % et les Francofolies de la Rochelle de 32 %.
  • De plus les parcs d'attraction devraient progresser de plus de 2 % en fréquentation, après une année 2015 record, et les revenus des hébergements de plein air finiront la saison en croissance de 8 %. 
Il existe en revanche une "fragilité de la destination Paris", affectée par les attentats et les grèves du printemps (fréquentation en baisse de 10%). Après l’attentat du 14 juillet à Nice, les hôteliers et les compagnies aériennes ont ajusté leur prix, et les arrivées de touristes étrangers n'ont reculé que de 2,4 % le week-end du 15 août. "Il faut une réaction vigoureuse" dès que la situation évolue. La ville de Nice a également vu sa fréquentation chuter de 3,6%.
 
Les causes de cette baisse sont connues et identifiées :
  • "Les attentats expliquent en partie [ces] tendances décevantes, et la perception du risque sécuritaire a eu une influence nette sur certaines clientèles, notamment les plus aisées, ou celles originaires d'Asie".
  • Les difficultés économiques de certains pays comme la Russie ou le Brésil ont également participé à la désaffection des touristes étrangers.
  • Enfin, "la mauvaise météo avec 50 jours de pluie supplémentaires sur le deuxième trimestre, le calendrier avec seulement 2 jours fériés hors week-end contre cinq l'an dernier", expliquent également cette tendance.
Un nouveau comité d’urgence économique du tourisme rassemblant la filière se réunira début septembre - après une première réunion début juillet – et sera consacré aux régions les plus affectées par cette baisse. Il s’agira d’avoir des statistiques précises région par région, car la situation est très contrastée. Avant d'éventuelles mesures de soutien, le Gouvernement va d’ores et déjà mobiliser 500 000 euros additionnels au plan doté d’1 million d'euros annoncé en mars afin de promouvoir la France à l'étranger après les attentats de 2015. Cette nouvelle enveloppe, pilotée par Atout France, couvrira notamment la Côte d'Azur.
 
Malgré ce contexte difficile, la France devrait rester la première destination touristique mondiale en 2016, avec 80 millions de touristes étrangers et une forte progression des destinations ultramarines. Ce secteur génère entre 7 et 8 % de notre PIB et représente deux millions d’emplois directs et indirects.