Photo de Christiane Taubira répondant aux questions d'actualité le 25 novembre 2015 à l'Assemblée nationale.
26 novembre 2015

Le Gouvernement prend très au sérieux la question de la radicalisation en prison

Le renseignement pénitentiaire, composé de 70 agents en 2012, compte aujourd'hui 159 officiers. 30 aumôniers par an ont été recrutés en 2013 et 2014, 60 par an depuis 2015. Les détecteurs de téléphones portables et les brouilleurs se déploient rapidement.
 
Le Gouvernement prend très au sérieux la question de la radicalisation en prison et a "conforté le régime de surveillance pour les détenus radicalisés ou en cours de radicalisation", notamment à travers le plan de sécurisation des prisons, doté de 33 millions d'euros, lancé en 2013, a rappelé Christiane Taubira le 25 novembre 2015 :
 
  • "Le renseignement pénitentiaire était composé de 70 agents" en 2012, il "est aujourd'hui composé de 159 officiers." Il sera l'année prochaine de 185
  • 80% des établissements pénitentiaires seront couverts par des détecteurs de téléphone portables d’ici la fin de l’année : il y en a 289 et il y en aura 346 d'ici à la fin de l'année
  • Il y a 628 brouilleurs en service dans 95 [des 188] établissements. Ces brouilleurs pouvaient poser "un certain nombre de contraintes très lourdes", liées notamment à "une technologie qui évolue très vite " et "à des problématiques de santé sur les personnels, les détenus et les voisins, selon la puissance d'émission". "Néanmoins, nous avons conduit en 2015 une expérimentation sur des brouilleurs de très haute technologie, et ces brouilleurs de dernière génération seront déployés dès janvier 2016". 
  • Depuis 2012, les personnels intervenant en détention ont été en constante augmentation, notamment des aumôniers, avec 30 recrues par an en 2013 et 2014 et 60 par an depuis 2015.
  • 140 agents ont été recrutés "spécifiquement pour effectuer des fouilles sectorielles".