6 septembre 2016

La Sécurité sociale prend en charge une part croissante des dépenses de santé des Français

La part des dépenses de santé à la charge des ménages français a une nouvelle fois diminué en 2015 pour s'inscrire à 8,4%, un niveau historiquement bas.
 
La part des dépenses de santé à la charge des ménages français, ou "reste à charge", a une nouvelle fois diminué en 2015 pour s'inscrire à 8,4%, soit 0,2 point de moins qu'en 2014, selon des données relatives à la consommation de soins et de biens médicaux en 2015, publiées le 5 septembre 2016 par la Direction des études du ministère des Affaires sociales (Drees). Depuis 2012, ce "reste à charge" est passé de 9,3 % à 8,4 %.

La part des dépenses à la charge des complémentaires ayant également poursuivi son recul, ces résultats sont atteints grâce à la progression de la prise en charge solidaire des dépenses de santé par la Sécurité sociale (ainsi que l’État et la CMU-c) : elle couvre 78,2 % des dépenses en 2015. Cette augmentation s’explique notamment par la prise en compte des affections de longue durée, comme le diabète ou le cancer, remboursées à 100%, avec une exonération du ticket modérateur. Elle concerne également la plupart des types de soins, et notamment les soins réalisés en ville, y compris les soins dentaires et l’optique. Ces résultats ont été obtenus grâce à l’absence de tout déremboursement et de toute nouvelle franchise depuis 2012. La baisse du reste à charge traduit donc une politique de santé résolument tournée vers l’accès aux soins.

La France est l’un des pays de l’OCDE où la part des dépenses de santé financée par les fonds publics est la plus importante et le reste à charge des ménages le plus faible.