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19 janvier 2016

La prévention de la radicalisation se renforce au niveau local et national

Après avoir installé début janvier le "Centre d’action et de prévention de la radicalisation des individus" (CAPRI) à Bordeaux, Patrick Kanner s'est rendu à Sarcelles, commune du Val-d’Oise, qui initie un programme de prévention de la radicalisation.
 
Simultanément aux réponses sécuritaires, l’État engage aussi des actions préventives pour construire des solutions personnalisées qui proposent à chaque jeune en rupture des solutions en termes de formation, d’insertion sociale et professionnelle. C’est dans ce cadre qu’il soutient le lancement du projet Capri, le Centre d’action et de prévention de la radicalisation des individus, unique en France, à hauteur de 45 000 euros.
"Nous ne sommes pas dans une guerre de civilisation ; Daesh n’est pas une civilisation ! Les jeunes qui basculent dans le terrorisme sont une meurtrissure, mais aussi un défi. Il convient de créer une digue républicaine pour l’éviter. J’ai décidé que les contrats de ville seront complétés par un plan d’action sur la prévention de la radicalisation", a annoncé le ministre de la Ville lors du lancement du Capri, le 9 janvier dernier.

Ce centre – initié par la Fédération musulmane de la Gironde avec l’appui de la mairie de Bordeaux, des Conseils régional et départemental et la Société française de recherche et d’analyse sur l’emprise mentale – forme des acteurs du champ social et de la jeunesse à un repérage précoce et teste une méthode d’intervention psycho-sociale auprès des publics à risques pour les aider à sortir d’une position de victimisation.

Le Capri mène une action sur trois axes :
  • recueillir des signalements et accompagner des familles
  • prendre en charge des cas suivis par les cellules d’évaluation des préfectures
  • diffuser des supports de contre-discours sur Internet.
C’est aussi dans cette optique que le Gouvernement investit Facebook et Twitter. Après le lancement du site www.stop-djihadisme.gouv.fr début 2015, il élargit la diffusion de ses actions de prévention et de décryptage de la propagande des organisations terroristes islamistes via les réseaux sociaux. En occupant tous les canaux du web, le Gouvernement veut utiliser les mêmes outils que les émetteurs djihadistes pour contrer la situation quasi-monopolistique sur internet des terroristes et, surtout, pour démonter les mécanismes d’embrigadements à l’origine de centaines de départs.

Enfin, le 18 janvier Patrick Kanner, accompagné de Mona Sahlin, la coordonnatrice nationale pour la Suède de la prévention de l’extrémisme violent, s'est rendu à Sarcelles (Val-d'Oise), première commune à se doter d'un programme de prévention de la radicalisation. D’ici avril, 150 agents municipaux et acteurs associatifs y seront formés, et des sessions de sensibilisation de différents acteurs du territoire vont débuter dès la fin du mois. Un lieu de ressources sera aussi mis en place au court de ce premier trimestre qui permettra d'assurer un suivi des jeunes en situation de radicalisation et de produire des contre-discours.
Cette initiative novatrice de la ville de Sarcelles répond à la volonté du ministre de compléter, cette année, les contrats de ville par un plan d’actions sur la prévention de la radicalisation. "L’investissement des collectivités est décisif pour prévenir la radicalisation", a souligné Patrick Kanner.