François Hollande a lancé, le 3 octobre, la grande Ecole du Numérique au Kremelin Bicêtre
4 octobre 2016

La Grande École du numérique consolidée par un partenariat public-privé

Grâce à la Grande École du numérique, 10 000 jeunes bénéficieront d’une formation d'ici à la fin 2017 afin qu'ils puissent avoir un diplôme, une expérience et une qualification (développeurs, intégrateurs, designers, conseillers en cybersécurité, animateurs de réseaux sociaux, etc.).
 
En déplacement au Kremlin-Bicêtre, François Hollande a scellé, le 3 octobre, le partenariat public-privé visant à soutenir et pérenniser l’initiative gouvernementale d’une Grande École du numérique.

Lancée le 17 septembre 2015, la Grande École du numérique a comme objectif de former 10 000 personnes aux métiers du numérique, au sein de 200 formations. Après une vague de 171 labellisations en février 2016 et un deuxième appel à projets en août 2016, le président de la République a annoncé, en présence  de plusieurs ministres, la création d'un Groupement d’intérêt public (GIP) pour animer et pérenniser la Grande École du numérique.

Alors que la seconde vague de labellisation a été lancée le 23 août 2016, la création d’une structure pérenne d’animation et d’accompagnement de l’offre de formations était indispensable. Le Groupement d’intérêt public (GIP) Grande École du numérique adopte une forme juridique agile, permettant d’associer une pluralité d’acteurs venus d’écosystèmes hétérogènes : acteurs publics, parapublics et privés réunis par un engagement commun.

Ainsi, la Grande École du numérique repose désormais sur une gouvernance co-construite avec un large panel d’acteurs publics et privés engagés aux côtés de l’État :
  • la Caisse des dépôts et consignations ;
  • le groupe Société Générale ;
  • Capgemini ;
  • Google France ;
  • la Conférence des présidents d’université ;
  • l’Association des régions de France ;
  • Pôle emploi ;
  • l’Union nationale des missions locales ;
  • le Syndicat du numérique, Syntec Numérique ;
  • le Syndicat des TPE/PME du numérique, Cinov IT ;
  • l’Association de gestion de formation des salariés de PME (Agefos) ;
  • le Fonds d'assurance formation ingénierie et conseil (Fafiec) ;
  • Opcalia, organisme paritaire collecteur agréé interprofessionnel.
Par ailleurs, afin de créer un cadre favorable au suivi des formations, seront également attribuées des aides financières pour les apprenants de la Grande École du numérique disposant de peu ou pas de ressources.

Cette nouvelle école porte deux ambitions, l'une économique pour répondre aux besoins des entreprises en la matière (50 000 emplois non pourvus faute de qualifications et ce sera près de 200 000 emplois d’ici à 2022), l'autre favoriser l’insertion des personnes éloignées de l’emploi (jeunes décrocheurs, femmes). Il faut donc former ceux, jeunes ou moins jeunes, qui devront occuper ces postes qui permettront d'accompagner la transformation numérique de la société.

D’ici à la fin 2017, l’objectif est de labelliser sur l’ensemble du territoire 200 structures bénéficiant à 10 000 apprenants sous une grande diversité de statuts (jeunes, salariés en formation professionnelle, personnes en reconversion, etc.).

Parmi ces 10 000 apprenants, un objectif national de 30% de femmes et 50% de jeunes peu ou pas qualifiés, ni en emploi, ni en formation, est fixé.
 
Aujourd’hui, ce sont tous les acteurs de la formation qui se mobilisent sur le territoire. L'apprentissage du codage est devenu une matière obligatoire à l'école, les universités créent des diplômes dédiés aux métiers du numérique, les grandes entreprises du numérique vont faire leur entrée dans le groupement d’intérêt public pilotant le programme. Enfin, le rôle des régions est également stratégique puisqu'elles ont inscrit dans leur programme de formations celles de la Grande École du numérique.