Photo du président de la République François Hollande
30 avril 2015

L'opération Sentinelle pérennisée

Pour répondre à la menace terroriste, le président de la République a alloué 3,8 milliards d'euros de crédits supplémentaires au ministère de la Défense.
 
Lors du Conseil de Défense qui s’est tenu le 29 avril, le président de la République a rappelé que "la France fait face à des menaces, de lourdes menaces, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur de notre territoire". Suite aux attentats de début janvier, il avait été décidé de placer au plus haut niveau le plan Vigipirate et de maintenir un niveau d’effectifs pour la mobilisation de nos armées dans le cadre de ce plan, autour de 10 000. Le président de la République a décidé ce 29 avril "que cette opération, qui prendra le nom d’opération Sentinelle, serait pérennisée, ce qui conduira à mettre dans les effectifs prévus 7 000 militaires de façon durable".

Il a "également fait valoir que nos forces extérieures devaient être placées au niveau élevé, dans le cadre des opérations que nous menons, décidées dans le cadre de la légitimité internationale" : Barkhane, Centrafrique, Irak. "Nous avons vocation, là, à assurer un soutien à des populations qui peuvent être menacées, mais nous défendons aussi notre propre sécurité ".
"Il y a également, dans les prochaines années, à adapter notre capacité de défense, aussi bien nos moyens aéronautiques, que nos moyens pour assurer la cyberdéfense et le renseignement. Le Premier ministre avait déjà annoncé, il y a plusieurs semaines, des mesures allant dans cette direction. Elles seront pérennisées, et renforcées".

"Plusieurs décisions sont prises" :
  • Les crédits du ministère de la Défense, les 31,4 milliards d'euros, comme le président de la République s’y était engagé, "sont sanctuarisés, et ce seront des crédits budgétaires, sans aucun appel à des ressources extérieures, ou des ressources exceptionnelles, c'est-à-dire que le ministère de la Défense est sûr de pouvoir disposer de ces crédits dans l’année 2015".
  • Pour les quatre années qui sont celles de la programmation actualisée, la Loi de Programmation Actualisée sera présentée au Conseil des ministres du 20 mai. Elle prévoira de dégager 3,8 milliards de crédits supplémentaires sur ces quatre années. "C’est un effort important, c’est même un effort considérable. Il tient compte aussi des économies que nous avons pu constater dans le ministère, mais il s’agit de crédits qui viennent en plus de ce que prévoyait la précédente programmation. Pour beaucoup ces crédits sont des crédits de personnel, les moyens que nous mettons à disposition pour la sécurité de notre territoire, ce sont aussi des crédits en équipements pour être le plus efficace possible dans les luttes que nous avons à mener, notamment contre le terrorisme".
Le président de la République a "pris ces décisions comme Chef des armées, dans un contexte budgétaire que chacun connaît". Il a "fait ce choix parce que c’est celui de la France, celui de sa protection, de sa sécurité, et que les Français, s’ils veulent avoir confiance dans l’avenir, doivent se sentir partout en sécurité, protégés".
"La sécurité, la protection, l’indépendance, sont des principes qui ne se négocient pas, car il en va de la force de nos idées et de nos valeurs, et de la capacité de la France à les défendre. Cette mobilisation exceptionnelle que nous engageons avec le gouvernement, sera vécue par les Français comme un moyen de s’engager eux-mêmes pour la cohésion nationale".