Opération de ravitaillement pour les îles de Saint-Martin et Saint-Barthélemy
11 septembre 2017

Irma : l’heure est à la solidarité et à l’action

Le Premier ministre a présidé, le 11 septembre, une réunion interministérielle sur la situation à Saint-Martin et Saint-Barthélemy et sur les opérations de reconstruction.
 
Depuis le début, l’engagement de l’État pour venir en aide à Saint-Martin et Saint-Barthélemy, qui ont fait face à une catastrophe climatique d’une ampleur sans précédent, est total.
 
Avant même le passage de l’ouragan, le Gouvernement et les services de l’État avaient anticipé la mise en œuvre de moyens d’intervention. 350 personnels étaient déjà en place et un effectif de 130 personnes avait été envoyé en renfort depuis la métropole et les Antilles. 48 heures après l’événement, les effectifs mobilisés atteignaient 1100 personnes sur les deux îles. Ils sont aujourd’hui 1410 (personnels de secours, gendarmes, policiers et militaires). D’ici mercredi, grâce à de nouveaux renforts prêts à être déployés depuis la Guadeloupe et la métropole, ils seront portés à 2000.
 
Dès le 9 septembre, le Premier ministre a annoncé que 410 gendarmes et 80 policiers étaient d’ores étaient déjà sur place et qu’étaient en route 240 gendarmes mobiles, 50 hommes du GIGN, 15 hommes du GIPN et 380 militaires.
 
L’ordre public a été rétabli et l’État a organisé l’évacuation des plus fragiles, "en particulier celle des malades qui ne pouvaient pas être pris en charge sur place par les centres hospitaliers de Saint-Martin et de Saint Barthélemy", a expliqué le Premier ministre, lors de son point presse à Matignon, le 11 septembre.

Tout en gérant l’urgence, l’État anticipe d’ores et déjà la reconstruction et prépare le long terme. Le Premier ministre a présidé une réunion interministérielle dédiée, à laquelle ont participé les grands opérateurs de réseau : EDF, Orange,  Veolia, ainsi que l’Agence française de développement, la Caisse des dépôts et consignations et la Fédération française de l’assurance pour le volet financier de la reconstruction et l’indemnisation des sinistrés. Cette réunion se tiendra à nouveau la semaine prochaine et sera reconduite régulièrement.
 
Pour assurer la reconstruction de l’île et permettre au plus vite le retour à une vie normale, les agents publics dont la situation personnelle le permet resteront sur place, et des renforts permettront d’assurer la continuité de l’État et des services publics.
 
Un délégué interministériel sera nommé lors du prochain Conseil des ministres, et assurera la coordination de la reconstruction de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.
 
Le Président de la République a quitté la métropole, le 11 septembre, pour se rendre sur place, accompagné des ministres de la Santé et de l’Education nationale, d’experts et d’un médecin coordonnateur pour les urgences médico-psychologiques. 
 
Aujourd’hui, l’heure est à l’action et à la solidarité, et non à la polémique. "Tous ceux qui s’improvisent experts en gestion de crise ou en logistique exceptionnelle pour faire naître des polémiques, qui me semblent aussi inutiles que contreproductives, ne rendent service ni aux populations locales, ni à ceux qui essaient par leur travail, par leur engagement, et par la qualité professionnelle dont ils font preuve, de leur venir en secours et de leur permettre de revivre plus sereinement", a expliqué le Premier ministre, le  11 septembre.
 
Effectifs mobilisés
  • Actuellement, 1400 personnels sont mobilisés sur les deux îles pour les secours et la sécurité. Entre les 12 et 13 septembre, 150 personnels seront déployés depuis la Guadeloupe. 316 sont en attente de transfert depuis la métropole. Près de 2000 personnes seront alors mobilisées.
Mesures sanitaires
  • Un centre de soins de grande capacité sera mis en place dès demain à Saint-Martin. Il permettra d'accueillir, avec le renfort de médecins libéraux, un très grand nombre d’habitants qui souhaiteraient pouvoir consulter.
  • Dès l'arrivée du bâtiment Tonnerre, qui quitte Toulon demain matin, "les capacités hospitalières d'accueil seront non seulement largement suffisantes, mais en mesure de traiter la totalité des hypothèses qui pourraient se présenter".
  • Une vigilance est mise en place vis-à-vis des risques de transmissions de maladies tropicales. Des experts ont été envoyés sur place pour "évaluer les risques et proposer les mesures nécessaires" à la ministre de la Santé et au préfet. 20 spécialistes de la médecine d'urgence sont par ailleurs sur place.
Sur l’éducation
  • L’objectif est d’assurer la reprise des cours dans des conditions normales à la rentrée de la Toussaint.
  • "Sur 21 écoles à Saint-Martin, trois restent entières, trois sont endommagées et les 18 autres devront être reconstruites". "Des tentes gonflables et climatisées de très grande capacité vont être très vite déployées".
Approvisionnement en eau
  • A très court terme, des bouteilles d’eau sont distribuées. Elles sont en nombre suffisant et vont continuer à être acheminées.
  • Dans une phase intermédiaire, la distribution d'eau potable devrait être garantie par des citernes, qui seront positionnées sur des points de l’île accessibles.
  • Dans un deuxième temps, les usines pourront être réparées. Elles seront accompagnées d’une usine mobile de désalinisation qui sera transportée depuis Madrid jusqu'à l'île de Saint-Martin.
"La première estimation sur un retour à la normale s'agissant de la distribution d'eau laisse à penser qu'il faudra au moins trois mois pour reconstruire et remettre en ordre les systèmes de façon satisfaisante."

Électricité
  • 3 500 clients EDF sur 24 000 sont réalimentés.
  • Une cinquantaine de groupes électrogènes de grande capacité sont en route. 
Télécommunications
  • La priorité d'action est de rétablir le réseau mobile en installant des sites provisoires accompagnés de générateurs.
  • En deuxième temps, viendra le rétablissement du réseau fixe et là ce sera long car il a été endommagé et les moyens pour le remettre en ordre seront importants.