Photo de Stéphane Le Foll
31 mars 2016

Inspections systématiques dans tous les abattoirs

Stéphane Le Foll demande aux préfets de faire réaliser, dans un délai d’un mois, des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie du territoire national.
 
Malgré le renforcement des contrôles dans le domaine de la protection animale, une nouvelle vidéo montrant des actes de maltraitance animale dans l’abattoir du Pays de Soule (Pyrénées-Atlantiques) a été mise en ligne ce mardi. Il s’agit de la troisième vidéo révélant de tels actes de cruauté envers les animaux.
Stéphane Le Foll a demandé au préfet la suspension immédiate de l’activité de l’abattoir.
Dès novembre 2015, le ministre a agi :
  • en donnant instruction aux préfets de s’assurer de la prévention de tout acte de maltraitance lors de l’abattage.
  • en rappelant la responsabilité des opérateurs en matière de sécurité sanitaire et de protection animale. 
Stéphane Le Foll réaffirme à nouveau son indignation face à des pratiques intolérables. Il demande :
  • aux préfets de faire réaliser, dans un délai d’un mois, des inspections spécifiques sur la protection animale dans l’ensemble des abattoirs de boucherie du territoire national.
  • en cas de défaut avéré constaté à l’occasion de ces inspections, la suspension sans délai de l’agrément de ces établissements ainsi que l’établissement d’un procès-verbal. 
Sur la base de ces inspections, Stéphane Le Foll prendra les mesures qui s’imposent pour renforcer la responsabilité des opérateurs, en particulier sur la surveillance des postes d’abattage. Les résultats de ces inspections spécifiques seront transmis à la commission d’enquête parlementaire annoncée le 22 mars dernier.
Stéphane Le Foll a aussi annoncé jeudi 31 mars sur Europe 1 qu'un salarié référent de la protection animale devra désormais être présent dans tous les abattoirs de France quelle que soit leur taille (aujourd'hui seuls les gros abattoirs sont concernés par la réglementation européenne). Ces représentants pour la protection animale seront des salariés qui verront leur statut renforcé afin de bénéficier d'une protection particulière. "Le statut de lanceur d'alerte est certainement le plus adapté, une modification de la loi en ce sens est envisagée", a-t-il déclaré.
Le 5 avril, le ministre précisera le dispositif et ses modalités de mise en œuvre devant le conseil national d’orientation de la politique sanitaire animale et végétale (CNOPSAV). Cette instance de consultation devait se réunir au ministère pour officialiser le lancement de la stratégie et du plan d'action pour le bien-être animal.

La protection animale est une priorité d’action du Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt.