Photo de Manuel Valls à l'Assemblée nationale le 15 juillet 2015
16 juillet 2015

Grèce

Le Parlement français a largement approuvé l'accord concenant la Grèce.
 
Le Parlement français, par des votes successifs de l'Assemblée nationale et du Sénat, a largement approuvé le 15 juillet l'accord avec la Grèce, devenant ainsi le premier parlement à le faire en Europe. L’accord sur la Grèce est un "accord responsable, global qui doit s’inscrire dans la durée", a déclaré Manuel Valls. "Cet accord réaffirme que la place de la Grèce est dans la zone euro, pleinement dans l’Union européenne".  Il est "la réaffirmation de la volonté de 19 États souverains de préserver la stabilité et l’intégrité de la zone euro".

"La Grèce pourra disposer de financements importants, en contrepartie d’engagements sur des réformes précises" :
 
  • Le programme d’aide sur 3 ans est compris entre 82 et 86 milliards d'euros : "c’est indispensable au regard de la situation financière et économique du pays".
  • "La plupart des réformes sont directement reprises des propositions d’Alexis Tsipras". Parmi ces réformes figurent des réformes permettant qu'il ait plus de croissance en Grèce, sans austérité supplémentaire. "Les choix faits par le gouvernement d’Alexis Tsipras ne sont pas des choix faciles mais il prend les bonnes décisions dans l’intérêt supérieur de son pays".
"Les Grecs disposeront d’un programme d’investissement de 35 milliards d'euros au service de la croissance". "Cette somme viendra d’une meilleure utilisation des fonds structurels et des différents programmes de l’Union européenne, mais aussi du plan Juncker". "Il ne peut y avoir de réformes efficaces sans investissements et sans croissance". L’accord consacre "le traitement équilibré de la dette" pour que la Grèce puisse "envisager un avenir qui ne se limite pas au seul remboursement".

Cet accord n'est :
  • Ni un "chèque en blanc" : nous en demandons beaucoup à la Grèce ;
  • Ni une punition : nous l’accompagnons "dans un redressement économique indispensable" ;
  • Ni un accord coûteux : "si la Grèce sortait de l’euro c’était la moitié de ce qui avait été prêté à la Grèce qui était perdu", a expliqué François Hollande le 14 juillet ;
  • Ni une humiliation du peuple grec : "l’humiliation, c’eut été chasser la Grèce de la zone euro".
"La France a pu compter sur la solidité du couple franco-allemand. Former un couple, ce n’est pas être d’accord sur tout, mais c’est savoir toujours se retrouver sur l’essentiel", a déclaré Manuel Valls. François Hollande a affirmé qu'il faudra à présent donner à l’Europe "des bases plus solides, des moyens d’actions plus forts dans l’intérêt des peuples", "de sorte que cet espace politique puisse se faire entendre" :
  • "Nous avons d’abord besoin d’un véritable gouvernement économique de la zone euro au service de la croissance et de l’emploi", a expliqué le Premier ministre.
  • "Il nous faut une coordination accrue de nos politiques économiques qui donne toute sa place à une analyse globale de la zone euro".
  • "Il faudra aussi, dans une seconde étape, aller plus loin et avoir un budget de la zone euro pour pouvoir agir en terme d’investissements", a soutenu le président de la République.
  • "Il faut aussi qu’il y ait une présence plus importante du peuple. A terme je souhaite qu’il y ait aussi un parlement de la zone euro". Il est en effet essentiel de renforcer la légitimité démocratique de la zone euro.
  • Enfin, il faut une convergence fiscale et une convergence sociale, "en particulier la question des salaires, harmonisation et lutte contre les stratégies d’optimisation fiscale", a déclaré Manuel Valls.