Marisol Touraine à la Grande Conférence de la Santé
12 février 2016

Grande Conférence de la Santé

Le Gouvernement travaille pour et avec les médecins pour garantir l’attractivité des métiers de santé sur le long terme.
 
Manuel Valls et Marisol Touraine ont présenté, lors de la Grande Conférence de la Santé du 11 février 2016, la feuille de route pour les métiers de santé. Après la loi santé, la Grande Conférence de la Santé contribue à la réussite de cette transformation.

Le Gouvernement a entendu les souhaits des professionnels de santé, et a construit des solutions avec eux, en reconnaissant leur très grande implication auprès des patients.

La Grande conférence de la  Santé a permis de progresser vers une régionalisation du numerus clausus, "plus réaliste et plus pragmatique", selon Marisol Touraine. Elle a également permis d'avancer en faveur des étudiants des formations paramédicales pour une convergence vers les standards universitaires. "Les  étudiants paramédicaux veulent des filières complètes de formation et de recherche, comme chez la plupart de nos voisins", explique la ministre de la Santé :
 
  • Pour que les élèves des formations paramédicales soient "traités comme les étudiants de l’université sur le plan des prestations sociales", tout sera mis en œuvre "pour que d’ici la rentrée prochaine, les conventions entre universités et instituts soient effectives, ouvrant l’accès aux aides d’urgence, au logement, aux bibliothèques universitaires", a déclaré Manuels Valls ;
  • S’agissant de la convergence des droits aux bourses, "le Gouvernement travaillera également avec les nouveaux présidents de région" ;
  • Afin de remédier aux tarifs plus élevés des formations paramédicales délivrés dans les établissements privés, le Gouvernement s'est engagé à "étudier les conditions de déploiement d’une offre publique de formation pour toutes les professions de santé". Une mission sur le sujet est attendue pour fin 2016.
Les standards universitaires seront progressivement appliqués aux formations paramédicales.

Il faut également renforcer et pérenniser la filière universitaire de médecine générale. 40 postes supplémentaires de chefs de clinique en médecine générale seront ainsi créés dans la loi de financement de la Sécurité sociale de 2017, en plus de 40 déjà prévus en 2016 et seront intégrés dans le budget de l’Enseignement supérieur en 2018.

Il s’agit ensuite d’améliorer les conditions d’exercice des professionnels. La dynamique du Pacte Territoire-Santé présenté dès 2012 doit être amplifiée, en particulier pour ce qui concerne la protection sociale des médecins :
 
  • Un congé maternité en bonne et due forme sera mis en place, pour les femmes médecins qui ne pratiquent pas de dépassement d’honoraires et ayant conclu un contrat d'accès aux soins. Cela représentera plus de 3 000 euros/mois pendant­ 3 mois (en plus de l’actuelle allocation forfaitaire). "Environ 15 000 femmes en âge de procréer pourront béné­ficier de cette mesure", estimé la ministre de la Santé ;
  • Une réflexion globale sur la protection sociale des professionnels de santé libéraux sera engagée.
Les médecins seront davantage impliqués dans la construction des réponses aux besoins de santé au niveau territorial.

Pour rompre avec la seule perspective de carrières linéaires, il conviendra d’abaisser les barrières, d’"introduire des socles partagés et des passerelles entre les métiers", a déclaré Thierry Mandon.  Les écoles doctorales en sciences de la santé accueilleront des paramédicaux :
 
  • L’exercice mixte entre salariat et libéral sera facilité pour les médecins (fusion des statuts de praticien hospitalier) et pour les paramédicaux ;
  • La recertification des médecins par les pairs permettra non seulement de garantir la qualité mais aussi de diversifier son activité. Elles ne sera obligatoire que pour les nouveaux inscrits à l’Ordre. Une concertation doit s’engager pour en définir les modalités.