Photo d'une consultation dans un cabinet médical
3 mars 2015

Généralisation du tiers-payant

Il n’y a ni recul ni renoncement sur le tiers payant.
 
Il n’y a ni recul ni renoncement sur le tiers payant. Il est "une avancée importante pour les Français qui doit être simple et garantie pour les médecins, à horizon 2017", a indiqué Marisol Touraine le 2 mars. Le tiers payant est un marqueur important de l’engagement du Gouvernement pour l'accès aux soins pour tous. Le président de la République l’a rappelé lors de sa conférence de presse. Marisol Touraine a engagé des discussions approfondies sur le sujet. Des groupes de travail sont en cours sur certains points du projet de loi santé : beaucoup d'apports sont dus à cette concertation et aux propositions des médecins. Le Gouvernement les intègrera par amendement dans le projet de loi. Il est de l'intérêt et des médecins et des patients d'aller vers ce système. "Le tiers payant sera mis en place, dans un premier temps pour les bénéficiaires de l'aide à la complémentaire santé, puis il sera étendu", a ajouté le Premier ministre, avant d'ajouter : "Et pour ceux qui éventuellement s'inquiéteraient, chacun doit savoir le soutien total du Premier ministre au texte de loi sur la santé que porte Marisol Touraine."

La loi de santé est une avancée pour les patients. Elle va permettre de faciliter l'accès aux soins et à la prévention. La généralisation du tiers-payant en est le socle.
  • Aujourd’hui en 2014, il y a des Français qui ne vont pas chez le médecin parce qu’ils ne peuvent pas avancer le prix d’une consultation. Le tiers-payant permet de supprimer la contrainte de trésorerie, d’abord pour les classes moyennes. Alors que les Français les plus modestes bénéficient déjà de la dispense d’avance des frais grâce à la CMU, un quart des Français déclare pourtant renoncer à certains soins pour des raisons financières. Il s’agit pour beaucoup de classes moyennes. Cette situation est inacceptable.
  • Le tiers-payant permet de rendre la médecine de ville plus attractive et de décharger les urgences. Parce qu’ils n’ont pas les moyens d’avancer les frais de leur consultation, beaucoup  de Français vont aujourd’hui aux urgences pour des pathologies qui peuvent être traitées par un médecin de ville. En retardant des soins nécessaires, on risque d’aggraver sa pathologie. Les soins deviennent alors plus lourds et donc plus coûteux pour l’Assurance maladie.
  • Les médecins n’auront plus à manipuler d’espèces, alors que certains cabinets médicaux connaissent des agressions.
  • Le tiers-payant existe déjà en France. C’est le cas pour 35% des actes en médecine de ville. Les pharmaciens, les biologistes médicaux dans les laboratoires de ville, les infirmiers et les orthophonistes l’appliquent  sans qu’aucune difficulté technique ne soit constatée.
  • Le tiers-payant est la règle dans les pays qui possèdent un système d’Assurance-maladie : Allemagne, Espagne, Italie, ….