Photo de Ségolène Royal
8 avril 2015

Gaz de schiste

Il n’y a rien à cacher : les gaz de schiste ne sont pas d'actualité.
 
Il n’y a rien à cacher : les gaz de schiste ne sont plus d'actualité. Et le Gouvernement "refuse toutes les demandes d'autorisation de forages pour gaz à de schiste malgré la pression des lobbies", a rappelé Ségolène Royal le 7 avril. Le rapport sur les gaz de schiste, évoqué dans la presse, reconnaît lui-même que la fracturation hydraulique est condamnable au plan environnemental, et l’alternative proposée dans ce rapport n’apporte pas de solution.
 
Dès 2012, le président de la République avait déclaré que tant qu'il n'y aura pas de nouvelle technique, durant son quinquennat, il n'y aura pas d'autorisation de permis d'exploration des gaz de schiste.  
L’alternative envisagée dans ce rapport n’apporte pas de solution :
  • C’est  une technologie qui n’est pas mature et qui n’a aucun retour d’expérience à ce jour ;
  • Le principe reste toujours la fracturation de la roche-mère. L’eau est remplacée par de l’heptafluoropropane, une molécule dont le potentiel de réchauffement climatique est 3000 fois celui du CO2. Il n’y a pas de garantie contre sa fuite dans l’atmosphère ;
  • Contrairement à l’exploitation des hydrocarbures conventionnels, il est toujours nécessaire de multiplier les forages et les stimulations mécaniques pour exploiter les gaz et les pétroles de schiste. Même si les puits sont de qualité, cela augmente le risque de pollution du sous-sol et des nappes phréatiques, au cours de la phase d’exploitation. 
Accélérons la transition énergétique, investissons dans les énergies renouvelables. Relancer le débat sur les gaz de schiste pourrait déstabiliser l’effet de relance économique créé par la transition énergétique. A l’heure où l’on cherche à mobiliser les acteurs des filières industrielles sur les économies d’énergie et les énergies décarbonées, il faut de la stabilité et de la cohérence dans les priorités, pour que les investissements montent en puissance.