Photo des chefs d'États présents lors du G7, dans le château-hôtel bavarois d’Elmau, en Allemagne
9 juin 2015

G7 - Conférence climat

Le G7 réaffirme l'objectif de 100 milliards de dollars par an, d'ici à 2020, en faveur du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique.
 
"L’enjeu du G7 c’est le climat", a affirmé François Hollande le 8 juin. L’ambition de la présidence du G7 d’Elmau, en Allemagne, soutenue par le président de la République, a en effet été de mettre l’accent sur la préparation de la COP 21. Il intervient à un moment important, puisqu’il se tient au même moment que la session de négociation de Bonn. En tant que groupe des pays les plus développés, disposant des  capacités de financement les plus élevées, le G7 était attendu pour envoyer des messages clairs en vue de la conférence Paris Climat 2015.

Le sommet du G7 était l’occasion d’envoyer des engagements clairs pour les négociations climat : des messages de responsabilité (exemplarité des pays développés), de mobilisation, de solidarité à l’égard des pays en développement (développement et transparence des financements) et d’initiatives concrètes en faveur du développement et de la lutte contre le réchauffement climatique.

Des "engagements ambitieux et réalistes" ont été pris. "Toutes les interventions aujourd'hui ont permis d'atteindre les objectifs que le président de la République voulait pouvoir placer dans ce G7". "Le communiqué va dans le bon sens".
Ainsi les sept membres du G7 y réaffirment-ils "leur ferme détermination" à adopter un accord "ayant force contraignante", "qui soit applicable à toutes  les  parties, ambitieux, solides, complets et reflètent l’évolution des situations nationales". Cet accord doit selon eux :
 
  • "Améliorer la transparence et la responsabilité, notamment en comportant des règles contraignantes pour assurer le suivi des progrès en matière de réalisation des objectifs, ce qui favoriserait un niveau accru d’ambitions au fil du temps".
  • "Permettre à tous les pays de bénéficier d’une trajectoire de développement résilient et sobre en carbone, compatible avec l’objectif général de maintenir la hausse de la température moyenne dans le monde au-dessous de 2°C".
  • Fixer "un objectif mondial de réduction, d’ici 2050, des émissions mondiales de gaz à effet de serre  correspondant au haut de la fourchette de la dernière recommandation du GIEC, laquelle se situe entre 40 et 70 % par rapport à 2010", par "une réponse mondiale".
Le G7 s’est félicité "de l’annonce ou de la proposition d’objectifs d’émissions pour l’après-2020 par tous ses membres et de la présentation de contributions prévues". "Il appelle tous les pays à faire de même très en amont de la COP 21".

Le G7 s’est également engagé en termes de moyens :
 
  • Il a réaffirmé "le ferme engagement pris de mobiliser ensemble, 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 destinés à d’importantes mesures d’atténuation et de transparence" ;
  • Il s’est engagé à "intensifier son soutien en particulier aux efforts déployés par les pays vulnérables pour gérer le risque de catastrophe naturelle liée au changement climatique et pour consolider la résilience" ;
  • Il s’est engagé à "accélérer l’accès aux énergies renouvelables en Afrique et dans les pays en développement d’autres régions afin de réduire la pauvreté énergétique" notamment ;
  • Il a réaffirmé son "ambition de rendre le Fonds vert pour le climat pleinement opérationnel en 2015 et d’en faire une institution-clé de la future architecture financière pour le climat".